Signer en ligne Il faut mettre fin à la détention des réfugiés et migrants en Libye

Dernière mise à jour le 04 juillet 2019

Mardi 2 juillet, une frappe aérienne a touché Tripoli, suite à laquelle au moins 40 réfugié·e·s et migrant·e·s ont été tué·e·s et plus de 80 blessés.

Cet attentat meurtrier qui a frappé un centre de détention où au moins 600 réfugié·e·s et migrant·e·s ont été emprisonné·e·s sans aucun moyen de s’échapper et dont l’emplacement était connu de toutes les parties belligérantes, doit faire l’objet d’une enquête indépendante en tant que crime de guerre. La Cour pénale internationale devrait immédiatement enquêter sur la possibilité qu’il s’agisse d’une attaque directe contre des civils.

Des politiques européennes meurtrières
Ce massacre est aussi un rappel des conséquences mortelles des politiques migratoires impitoyables de l’Europe et de la Libye. Leur coopération pour endiguer le flux de migrants et de réfugiés signifie qu’au lieu de se voir proposer des itinéraires sûrs pour sortir du pays, des milliers de personnes interceptées en Méditerranée centrale sont renvoyées en Libye où elles sont arbitrairement détenues dans des centres où elles sont exposées à la torture et à la mort.

Au lieu de mettre fin à ces horreurs, l’Europe aide la Libye à piéger ces personnes en enfer. En formant les garde-côtes libyens et en leur fournissant des navires pour ramener des migrant·e·s dans le pays, les dirigeants européens contribuent à ces souffrances épouvantables. Les garde-côtes libyens empêchent les personnes qui tentent de fuir par la mer d’échapper à ces violences, et les ramènent en détention. Ils sont notamment formés, équipés et soutenus par l’Union européenne (UE).

Des conditions de détention inhumaines
Les conditions de vie dans les centres de détention sont absolument inhumaines, l’accès à la nourriture, à l’eau, ou encore à des services de santé étant limité. Ils sont confrontés à des traitements violents : des passages à tabac, des actes de torture et des viols et risquent même d’être vendus.

Leurs vies doublement en danger
Près de 4 000 migrant·e·s ont détenu·e·s à Tripoli et aux alentours, des zones secouées par un conflit armé. Plusieurs attaques récemment menées à Tripoli ont mis en danger la vie de civils - y compris de réfugié·e·s et migrant·e·s détenu·e·s - et constituent des crimes de guerre.

Exhorter les dirigeants européens et libyens à agir
Appelons-les à travailler ensemble afin notamment d’évacuer de toute urgence les migrant·e·s et les réfugié·e·s des zones de conflit actif où leur vie est en danger, mettre fin à la pratique cruelle de détention arbitraire de migrant·e·s et mettre fin à cette politique honteuse d’externalisation du contrôle des migrations avec la Libye dans le but de réduire le nombre de personnes arrivant sur les côtes européennes

Dernière mise à jour le 02 février 2018

En date du 02 février 2018, plus de 5 000 migrants, réfugiés et demandeurs d’asile sont toujours maintenus illégalement dans des centres de détention en Libye dans des conditions de vie inhumaines. Il est urgent de continuer les évacuations, tout en garantissant que les personnes renvoyées pourront redémarrer leur vie en toute sécurité. Toutefois, cela ne suffit pas, il faut également s’assurer qu’il y ait un réel partage de responsabilités. Les dirigeants européens doivent dès lors se mobiliser en priorité pour offrir des solutions plus durables en augmentant le nombre de places de réinstallation et de visas humanitaires.

Mise à jour le 8 décembre 2017

À la suite des récentes allégations de CNN concernant des « ventes aux enchères de migrants » qui auraient eu lieu en Libye, il est essentiel d’appeler les dirigeants européens et africains à protéger les réfugiés et les migrants de ces terribles violations des droits humains.

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