Marathon des lettres 2013 : Votre signature ou vos lettres peuvent-elles vraiment changer des vies ?

Chaque anne ?e, en de ?cembre, des centaines de milliers de personnes a ? travers le monde e ?crivent a ? quelqu’un qu’elles n’ont jamais rencontre ?. Elles envoient ces lettres en signe de solidarite ? aux personnes dont les droits humains ont e ?te ? bafoue ?s. Elles e ?crivent aussi directement aux gouvernements. On peut ignorer une lettre. Mais lorsque des milliers de voix re ?clament le changement, il est plus difficile de faire la sourde oreille. Notre expe ?rience forte de dizaines d’anne ?es de travail de campagne montre que l’envoi de lettres permet de changer des vies. Beaucoup de personnes ayant rec ?u ces lettres ont re ?pondu. Voici quelques-uns de leurs messages : "Nous remercions collectivement tous ceux qui ont organise ? cette action. Cela nous a encourage ?s. En fait, c’est ce genre de soutien qui nous aide a ? continuer de vivre." Baribor Koottee, chef de la communaute ? de Bodo, au Nigeria, qui a e ?te ? de ?vaste ?e par une fuite de pe ?trole en 2008. "A ? la suite du Marathon des lettres organise ? par Amnesty International et des actions mene ?es au niveau international, [notre] famille a pu lui rendre visite une seconde fois le 12 janvier." Geng He, l’e ?pouse de Gao Zhisheng, avocat de ?fenseur des droits humains jete ? en prison. "L’amour afflue de toute la plane ?te, et des amis du monde entier m’ont donne ? une force incroyable. Les mots ne peuvent pas exprimer ma gratitude envers eux tous. Merci !" Chiou Ho-shun, de ?tenu dans (...)


EMPRISONNE ?S POUR AVOIR MILITE ? ET EXPRIME ? LEURS OPINIONS
NOM : 13 MILITANTS DE L’OPPOSITION EN PRISON. LIEU : BAHREI ?N

Critiquer le gouvernement peut e ?tre dangereux au Bahrei ?n. Treize hommes sont derrie ?re les barreaux depuis 2011 pour avoir milite ? et exprime ? leurs opinions. De diverses sensibilite ?s politiques et religieuses, ils ont ose ? de ?fier les autorite ?s, qu’ils aient appele ? a ? la de ?mocratie, a ? la fin de la corruption, ou qu’ils se soient oppose ?s a ? la monarchie. Aucun d’eux n’a utilise ? ni pro ?ne ? la violence.
Ces hommes ont pour la plupart e ?te ? arre ?te ?s de nuit, a ? la faveur des descentes de police qui ont eu lieu a ? la suite de mouvements de protestation de grande ampleur dirige ?s contre le gouvernement. Certains ont de ?clare ? avoir e ?te ? torture ?s. Ebrahim Sharif, chef de file du parti lai ?que Waad, a de ?clare ? qu’il avait e ?te ? roue ? de coups de poings et de pieds en de ?tention. Lorsqu’il en a fait e ?tat aupre ?s du procureur militaire, il a a ? nouveau e ?te ? frappe ? et menace ?.
Au terme d’un proce ?s inique devant un tribunal militaire, les 13 militants ont e ?te ? condamne ?s a ? des peines allant de cinq ans d’emprisonnement a ? la perpe ?tuite ?. En janvier 2013, la cour de cassation a confirme ? leur condamnation.
Tous sont des prisonniers d’opinion.

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ROUE ? DE COUPS PAR LA POLICE EN RAISON DE SON HOMOSEXUALITE ?
NOM : IHAR TSIKHANYUK. LIEU : BE ?LARUS

Homosexuel de ?clare ? et militant pour les droits des homosexuels, Ihar Tsikhanyuk e ?tait hospitalise ? pour un ulce ?re a ? l’estomac lorsque deux policiers sont entre ?s dans sa chambre et lui ont demande ? de les suivre. Arrive ? au poste, il a e ?te ? frappe ? a ? plusieurs reprises par des policiers. On l’a injurie ? quant a ? son homosexualite ? et menace ? de nouvelles violences.
Les faits se sont produits en fe ?vrier 2013, peu apre ?s qu’Ihar Tsikhanyuk a voulu enregistrer le centre de de ?fense des droits humains Lambda, une association qui milite en faveur des droits des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles, transgenres et intersexue ?es au Be ?larus. Personne n’a e ?te ? traduit en justice pour les mauvais traitements dont il a fait l’objet.
Ihar Tsikhanyuk a de ?clare ? : « Je ne veux pas me cacher. Je vis au grand jour. Ce n’est pas simple, au Be ?larus, mais je veux montrer aux gens que je suis comme tout le monde. A ? travers mon exemple, je veux montrer qu’il est possible de vivre au grand jour. »

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JOURNALISTE EMPRISONNE ?
NOM : ESKINDER NEGA. LIEU : E ?THIOPIE

Le journaliste e ?thiopien Eskinder Nega purge actuellement une peine de 18 ans de prison pour « terrorisme ». Il a e ?te ? inculpe ? en 2011 apre ?s avoir prononce ? des discours et re ?dige ? des articles dans lesquels il critiquait l’E ?tat et militait en faveur de la liberte ? d’expression. Cet homme est un prisonnier d’opinion. Eskinder indispose depuis longtemps les autorite ?s éthiopiennes. Il avait de ?ja ? e ?te ? harcele ?, arre ?te ? et poursuivi un certain nombre de fois pour ses e ?crits. En 2006 et 2007, Eskinder et son e ?pouse, Serkalem Fasil, ont e ?te ? juge ?s pour trahison, entre autres charges, ainsi que 129 autres journalistes, responsables politiques de l’opposition ou militants. Serkalem a donne ? naissance a ? son fils Nafkot en prison. En mai 2013, Eskinder a e ?crit depuis sa cellule : « Je vivrai pour voir la lumie ?re au bout du tunnel. L’attente sera longue ou bre ?ve. Quelle que soit la tournure que prendront les e ?ve ?nements, je continuerai ! »

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DES DE ?FENSEURS DES DROITS HUMAINS MENACE ?S
NOM : COFADEH. LIEU : HONDURAS

Le Comite ? des familles de de ?tenus et disparus du Honduras (COFADEH) est l’une des princi- pales organisations de de ?fense des droits humains du pays. Son action consiste notamment a ? re ?clamer la justice pour les violations des droits humains dont se rendent actuellement coupables des membres des forces de se ?curite ? et pour les « disparitions » des anne ?es 1980, ainsi qu’a ? former les militants locaux des droits humains. Leur action courageuse leur fait courir des risques importants. Ces dernie ?res anne ?es, des membres de la COFADEH ont ainsi fait l’objet d’intimidations, de surveillance, de menaces et d’agressions. Une membre du personnel a rec ?u des SMS anonymes la menac ?ant de vio- lences sexuelles et a e ?te ? photographie ?e par des hommes inconnus tandis qu’elle marchait avec ses enfants. Une autre membre de la COFADEH a rec ?u par SMS un message lui disant : « Repose en paix ». En de ?pit du danger, la COFADEH poursuit son action. Son emble ?me, une colombe blanche, symbolise son engagement en faveur de la paix et des droits humains, ainsi que sa de ?termi- nation a ? ne jamais renoncer. Sa directrice, Bertha Oliva, de ?clare : « Me ?me s’ils le veulent, ils ne pourront pas nous couper les ailes. »

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DES VILLAGEOIS CONFRONTE ?S A ? LA VIOLENCE
NOM : VILLAGE DE NABI SALEH. LIEU : TERRITOIRES PALESTINIENS OCCUPE ?S

Les 550 habitants du village de Nabi Saleh sont fre ?quemment confronte ?s a ? la re ?pression brutale de l’arme ?e israe ?lienne.
Depuis 2009, les villageois organisent des manifestations pacifiques hebdomadaires contre l’occupation militaire israe ?lienne et la colonie israe ?lienne ille ?gale de Halamish, qui occupe la majeure partie de leurs terres agricoles. Bravant les de ?cisions de justice, les colons ont e ?galement fait de la source d’eau du village une attraction touristique et en privent d’acce ?s les habitants de Nabi Saleh. L’arme ?e israe ?lienne re ?pond aux manifestations pacifiques des villageois par un usage excessif et injustifie ? de la force. A ? l’heure qu’il est, les soldats ont tue ? deux personnes, Mustafa Tamimi et Rushdi Tamimi, et blesse ? des centaines d’autres, dont des femmes et des enfants. L’arme ?e israe ?lienne menace e ?galement les villageois, par exemple en de ?clarant l’ensemble du village « zone militaire ferme ?e », en effectuant des descentes nocturnes, en arre ?tant des enfants et en faisant un usage arbitraire d’armes tels que les gaz lacrymoge ?nes, qui sont tire ?s dans les maisons, causant des blessures et des de ?ga ?ts.

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EMPRISONNE ? POUR AVOIR VOULU AIDER DES GENS
NOM : DR TUN AUNG. LIEU : MYANMAR

Personnalite ? locale, me ?decin et pe ?re de famille, Tun Aung a e ?te ? condamne ? a ? 17 ans de prison au terme d’un proce ?s inique.
Il a e ?te ? arre ?te ? a ? la suite des e ?meutes qui ont e ?clate ? entre des Rakhines bouddhistes et des Rohingyas musulmans a ? Maungdaw, dans l’ouest du Myanmar, en juin 2012. Des te ?moins inde ?pendants confirment que Tun Aung s’est simplement efforce ? de calmer la foule pendant les e ?meutes et n’a joue ? aucun ro ?le dans les violences. Or, il a e ?te ? condamne ? pour incitation a ? l’e ?meute et pour diverses autres infractions pe ?nales. Il est probable que les autorite ?s cherchaient des coupables a ? la suite des violences. Le fait qu’il soit une figure de la communaute ? musulmane explique peut-e ?tre que Tun Aung ait e ?te ? pris pour cible. Amnesty International le conside ?re comme un prisonnier d’opinion. Tun Aung souffre d’une tumeur hypophysaire et il est a ? craindre qu’il ne rec ?oive ni les me ?dicaments, ni les soins dont il a besoin.

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LES FOYERS DE CENTAINES DE FAMILLES DE ?TRUITS
NOM : COMMUNAUTE ? DE BADIA-EST. LIEU : NIGERIA

Le 23 fe ?vrier 2013, 2 237 familles de Badia-Est (E ?tat de Lagos) ont e ?te ? prive ?es de logement. Les autorite ?s ont de ?moli leurs maisons. Elles n’ont rec ?u aucune compensation ni proposition de relogement. Beaucoup d’entre elles vivent encore dans des abris de fortune. Les familles ont e ?te ? expulse ?es par les autorite ?s gouvernementales de l’E ?tat de Lagos, avec le soutien de la police. Les policiers leur ont dit : « Si vous tenez a ? la vie, de ?me ?nagez ! » Les re ?sidents ont vu les bulldozers raser leurs maisons. On les a empe ?che ?s de prendre leurs effets personnels. Un mois plus tard, la police est revenue sur le site pour chasser de leur camp les familles de ?sormais sans abri. Les policiers ont e ?galement arre ?te ? cinq personnes qui construisaient un re ?servoir d’eau d’urgence. Ils ont e ?te ? rela ?che ?s par la suite. Badia-Est est l’une des nombreuses communaute ?s du Nigeria bouleverse ?es par les expulsions force ?es ayant eu lieu ces dernie ?res anne ?es. Beaucoup d’autres risquent au quotidien de voir leurs maisons de ?truites.

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DES CONTESTATAIRES DE ?TENUS DEPUIS PLUS D’UN AN
NOM : LES TROIS DE ?TENUS DE BOLOTNAYA. LIEU : RUSSIE

Dernières nouvelles ! Vladimir Akimenkov, un des trois de Bolotnaïa, a été libéré !
Ce sont d’excellentes nouvelles, après quelques semaines, lorsque des centaines de milliers de militants ont envoyé des messages aux autorités russes pour demander sa libération. Merci pour votre action !

Pour rappel
Vladimir Gheorgievich Akimenkov, Artiom Victorovich Saviolov et Mikhai ?l Aleksandrovich Kosenko ont e ?te ? arre ?te ?s le 6 mai 2012 au cours d’une manifestation sur la place Bolotnaya de Moscou, et rela ?che ?s peu de temps apre ?s. Le mois suivant, ils ont e ?te ? arre ?te ?s une nouvelle fois et sont depuis lors de ?tenus en prison, ou ? leur e ?tat de sante ? s’est de ?grade ?. Vladimir Akimenkov perd la vue, Mikhai ?l Kosenko ne rec ?oit pas les me ?dicaments dont il a besoin et Artiom Saviolov a des difficulte ?s d’e ?locution qui s’aggravent depuis son placement en de ?tention. Ce sont des prisonniers d’opinion. Tous les trois sont accuse ?s d’avoir participe ? a ? des « e ?meutes de grande ampleur ». Artiom Saviolov et Mikhai ?l Kosenko sont en outre accuse ?s d’avoir eu recours a ? la force contre des policiers. Tous rejettent cate ?goriquement les charges retenues contre eux et nient avoir eu des comportements violents ou de nature a ? troubler l’ordre public, ce que confirment des enregistrements vide ?o. Les de ?clarations de la police et les te ?moignages au tribunal divergent. Le policier qui aurait e ?te ? frappe ? par Mikhai ?l Kosenko a ainsi de ?clare ? qu’il ne reconnaissait pas Mikhai ?l Kosenko et qu’il ne l’avait jamais vu auparavant.

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EMPRISONNE ? POUR DES PUBLICATIONS SUR FACEBOOK
NOM : JABEUR MEJRI. LIEU : TUNISIE

Jabeur Mejri n’avait pas peur d’exprimer ses opinions sur la religion. Il a e ?te ? condamne ? en 2012 a ? sept ans et demi de prison apre ?s avoir mis en ligne, sur sa page Facebook, des publications sur le prophe ?te Mahomet juge ?es « insultantes a ? l’e ?gard de l’islam et des musulmans ». Cet homme est un prisonnier d’opinion. La police a arre ?te ? Jabeur Mejri le 5 mars 2012 a ? la suite des plaintes de ?pose ?es par des avocats qui avaient lu ces publications. Quelques semaines plus tard, il e ?tait juge ? et condamne ? pour diverses infractions, notamment « atteinte a ? des valeurs sacre ?es par des actions ou des mots » et « atteinte aux bonnes mœurs ». Son ami Ghazi Beji a e ?galement e ?te ? poursuivi pour le me ?me motif. Celui-ci a fui le pays pour e ?chapper a ? son arrestation.

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RESCAPE ?E DE LA TORTURE LUTTANT POUR LA JUSTICE
NOM : MIRIAM LO ?PEZ. LIEU : MEXIQUE

En fe ?vrier 2011, quelques instants apre ?s avoir de ?pose ? ses enfants a ? l’e ?cole, Miriam Isaura Lo ?pez Vargas, femme au foyer, a e ?te ? enleve ?e par deux hommes cagoule ?s. Ligote ?e et aveugle ?e par un bandeau, elle a e ?te ? conduite dans une caserne militaire de la ville de Tijuana. Au cours de la semaine qui a suivi, elle a e ?te ? viole ?e a ? plusieurs reprises par des soldats,
qui l’ont torture ?e jusqu’a ? ce qu’elle signe une de ?position mensonge ?re l’impliquant dans des infractions a ? la le ?gislation sur les stupe ?fiants. Envoye ?e en prison pour y attendre son proce ?s, elle a e ?te ? rela ?che ?e sans e ?tre inculpe ?e sept mois plus tard.
Bien que Miriam ait identifie ? certains des responsables et de leurs complices, aucun n’a e ?te ? traduit en justice pour les actes de torture qu’elle a subis, notamment des violences sexuelles. Miriam Lo ?pez n’est pas un cas isole ?. Selon la Commission nationale des droits humains, les signalements d’actes de torture et de mauvais traitements ont bondi de 500 %
au Mexique entre 2006 et 2012. S’il est tre ?s rare que ces crimes fassent l’objet de condamnations, votre lettre peut contribuer a ? faire traduire les tortionnaires de Miriam en justice.

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POUR ALLER PLUS LOIN :

Action terminée

Exigez un cessez-le-feu de toutes les parties pour faire cesser les souffrances des civils

L’escalade sans pareille des hostilités entre Israël, le Hamas et d’autres groupes armés a eu des conséquences dévastatrices pour les civil·e·s. Le nombre de victimes et l’ampleur des (...)

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