Grèce - Halte aux refoulements ! Danger de mort aux portes de l’Europe

"Nous sommes restés au milieu de la mer, avec rien d’autre qu’un bateau endommagé." B, un garçon de 17 ans originaire d’Afghanistan, a raconté à Amnesty International ce qui lui est arrivé à la fin du mois de février 2013, après que sa famille et lui aient embarqué à bord d’un canot en caoutchouc avec 36 autres personnes originaires de Syrie, du Soudan et d’Iran. Ils ont commencé leur voyage à travers la mer Egée à partir de la ville d’Izmir en Turquie, destination : la Grèce. Lisez son histoire complète dans la synthèse "Vous entrez ici à vos risques et périls – Danger de mort aux portes de l’Europe". L’histoire de B et les nombreux autres témoignages recueillis par Amnesty International brossent un sombre tableau de ce qui arrive aux migrants et aux réfugiés le long de la frontière grecque. Loin des yeux du public, les autorités grecques procèdent très souvent à des refoulements de groupes de personnes sur la mer Égée et le long du fleuve Evros. Le refoulement consiste à renvoyer de force une personne dans un pays où elle risque de subir de graves violations des droits humains. Par ailleurs, lorsque ces renvois forcés sont effectués à l’encontre d’un groupe de personnes, on parle d’expulsions collectives, ce terme fait référence à l’expulsion d’un groupe de personnes, réalisée par les autorités d’un pays sans que ces dernières aient procédé à un examen individuel de la situation particulière de chaque personne. Ces pratiques mettent en danger des vies de personnes, y compris des enfants, et sont contraires à la (...)

Les migrants interrogés par Amnesty International ont décrit comment leurs canots en caoutchouc avaient été emboutis ou lacérés au couteau, ou comment ils avaient failli chavirer alors qu’ils étaient remorqués ou encerclés par un bateau de garde-côtes grecs. La quasi-totalité des personnes qui allèguent avoir fait l’objet d’un renvoi indiquent avoir été victimes ou témoins de violences et de mauvais traitements. Nombreux sont ceux qui ont déclaré avoir été giflés, frappés et malmenés. Tous ou presque indiquent que leurs biens leur ont été confisqués ou ont été jetés à la mer. Le nombre alarmant de témoignages recueillis par Amnesty International à propos de ces opérations donne à penser que la police aux frontières et les garde-côtes grecs ont régulièrement recours à ces pratiques de refoulement et que de nombreux réfugiés et demandeurs se voient refuser de façon systématique l’entrée en Grèce et l’accès à une protection.

Le gardien de l’Europe

La Grèce doit gérer un flux important de migrants et de réfugiés qui entrent sur son territoire, la plupart d’entre eux souhaitant poursuivre leur route vers d’autres pays de l’Union Européenne (UE). Cette responsabilité est particulièrement difficile à endosser pour la Grèce qui est fortement affectée par la crise économique. L’UE et ses États membres se doivent de soutenir le gouvernement grec pour garantir le respect des droits de tous les migrants et réfugiés. Ils doivent trouver de nouvelles façons de partager cette responsabilité de façon plus équitable dans toute l’UE. En effet, les politiques et les pratiques le long de la frontière grecque ne se contentent pas d’être une honte pour la Grèce. Elles déshonorent aussi l’ensemble de l’UE.

Passez à l’action !

Les temps sont durs en Grèce ainsi que pour des millions de personnes dans toute l’Europe. Toutefois, aucune excuse ne peut être acceptée pour les actions commises par des membres de la police aux frontières et des garde-côtes grecs. Il doit être mis fin à ces violations flagrantes des droits humains. Ajoutez votre voix à celles qui réclament des politiques d’asile et d’immigration respectueuses des droits humains et de la dignité humaine ! Agissez dès maintenant en signant notre pétition adressée au Ministre grec de l’Ordre public et de la Protection du citoyen.

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