Action : Appelez à la libération d’Amina Sboui, jeune militante tunisienne FEMEN de 18 ans

« Je n’ai pas peur. Que je sois gardée en prison pour longtemps, cela ne m’importe pas. […] Je suis derrière les barreaux mais je me sens plus libre que beaucoup de gens à l’extérieur » Amina Sboui est une jeune militante féministe de 18 ans du mouvement FEMEN en Tunisie. Elle est détenue pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression. Ansar al Charia, un groupe salafiste opposé à l’égalité pour les femmes, avait prévu d’organiser un rassemblement dans la ville de Kairouan, le 19 mai dernier. Pour protester contre ce rassemblement, Amina a écrit le mot "Femen" (le nom du mouvement féministe international auquel elle appartient, connu pour organiser des manifestations seins nus) sur un mur d’enceinte du cimetière de Kairouan. Amina a ensuite été arrêtée par la police et placée en garde à vue. Amina a été inculpée puis condamnée, le 30 mai, à une amende de 300 Dinar (184 $ US) pour "possession d’un spray auto-défense", et aurait dû être libérée après avoir payer cette amende. Au lieu de cela, elle a été maintenue en détention sur le fondement de nouvelles accusations portées contre elle le jour même de son procès, pour avoir "profaner un cimetière", pour "appartenance à une organisation criminelle" et "atteinte à la moralité publique". Deux de ces accusations ont été abandonnées le 19 Juillet, mais Amina pourrait encore encourir une peine de prison si elle était reconnue coupable de l’accusation restante de « profanation d’un cimetière". Par ailleurs, le Parquet a fait appel de la décision visant à abandonner les (...)

Le 10 Juillet, les avocats d’Amina ont appris que de nouvelles accusations pesaient désormais sur elle, pour « outrage à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions" et "diffamation", suite à une plainte déposée par le directeur de la prison de Sousse où elle est actuellement détenue. Son procès lié à ces dernières accusations a débuté le 22 Juillet puis a été reporté au 29 Juillet.

Amnesty International estime que les accusations dont Amina Sboui fait l’objet sont motivées par des considérations politiques et qu’elle est prise pour cible en raison de son action en faveur des droits des femmes. Amina a attiré l’attention nationale et internationale en mars 2013 quand elle a posté une photo d’elle-même torse nu sur Facebook.

Nous devons aujourd’hui exhorter le Ministre tunisien de la Justice à veiller à ce qu’Amina Sboui soit libérée alors qu’elle est détenue pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression, ainsi qu’à abroger les lois qui portent atteinte au droit à la liberté d’expression en Tunisie.

Les membres de la famille d’Amina peuvent lui rendre visite en prison, mais ces derniers ont déclaré à Amnesty International que le maintien en détention d’Amina l’avait beaucoup affectée et qu’elle était émotionnellement très fatiguée, même si elle continue à essayer d’être positive.

Son père a récemment déclaré à Amnesty International :

“Souvent, quand je vais rendre visite à Amina en prison, c’est elle qui essaie de nous remonter le moral. Amina a besoin de soutien, elle a besoin de votre soutien et elle a besoin d’un soutien mondial. Elle est en prison et c’est totalement injuste"

Nous vous encourageons dès lors à écrire à Amina en prison afin de lui exprimer votre soutien et votre solidarité.

Ses avocats nous ont averti que toutes les lettres qu’Amina recevaient en prison étaient lues par les gardiens de la prison et qu’il ne fallait rien lui envoyer qui puisse avoir un impact négatif sur sa situation.

Pour cette raison, nous vous fournissons, ci-dessous, un exemple de message qui peut être envoyé à Amina.


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