L’Azerbaïdjan doit immédiatement libérer les huit jeunes activistes du mouvement citoyen NIDA.

En Azerbaïdjan, les voix dissidentes sont systématiquement réduites au silence. Les autorités azerbaïdjanaises ciblent les activistes civils et politiques depuis des années. Celles et ceux qui exercent un rôle de leadership dans l’organisation de manifestations pacifiques deviennent souvent les victimes d’arrestations arbitraires et de procès inéquitables basés sur de fausses accusations. Les manifestations pacifiques critiquant le gouvernement sont souvent interdites et dispersées par la police avec un usage excessif de la force. Les autorités censurent également les médias et harcèlent ceux qui font des critiques directes, tandis que les lois administratives de diffamation sont largement utilisées pour infliger des amendes aux médias indépendants et suspendre leur travail. Par ailleurs, de lourdes restrictions sont imposées aux ONG et leurs activités sont entravées. —><!— Your browser does not have the necessary plugin to display this content. —> <!— À ce jour, Amnesty International a identifié au moins 17 personnes comme étant des prisonniers d’opinion en Azerbaïdjan, en ce compris, entre autres, des journalistes, des blogueurs, des jeunes activistes, des activistes politiques et des membres d’ONG.

Shahin Novruzlu, Zaur Gurbanli, Bakhtiyar Guliyev, Mammad Azizov, Rashadat Akundov, Ilkin Rustamzade, Rashad Hasanov et Uzeyir Mammadli représentent l’un des cas les plus récents d’activistes de la société civile détenus pour avoir exercé leurs droits en Azerbaïdjan. Ils sont membres du mouvement de jeunes NIDA qui fait campagne pour la démocratie et contre les abus des droits humains et la corruption très répandue dans le pays.

En février 2013, les activistes ont créé un évènement sur Facebook appelant à une manifestation pacifique contre l’injustice dans le pays. Peu après, ils ont été détenus sur base d’accusations fabriquées. Certains d’entre eux ont été torturés. Shahin Novruzlu, qui avait 17 ans à l’époque de son arrestation, a perdu quatre de ses dents de devant, et Mammad Azizov est désormais sourd d’une oreille après avoir subi des violences physiques pendant sa garde à vue.

Le 6 mai 2014, un tribunal de Bakou a condamné ces huit militants du mouvement citoyen NIDA à des peines de prison comprises entre six et huit ans pour des charges fallacieuses – possession de stupéfiants et d’explosifs et intention de « troubler l’ordre public ».

Depuis le 14 mai 2014, l’Azerbaïdjan assure la présidence tournante de six mois du Comité des ministres du Conseil de l’Europe, alors que la situation des droits humains demeure très préoccupante dans le pays.

Demandez la libération immédiate et sans condition de ces huit jeunes militants.

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