Action : Demandez justice pour les mères de Soacha

En 2008, il a été révélé que les forces de sécurité avaient procédé à l’exécution extrajudiciaire de dizaines de jeunes hommes de Soacha, une banlieue pauvre de Bogotá, la capitale colombienne, ce qui a contraint le gouvernement à reconnaître qu’elles étaient responsables de ces actes et à prendre un certain nombre de mesures. Présentées à tort par l’armée comme des « guérilleros tués au combat »(et parfois comme des « paramilitaires tués au combat »), les victimes auraient été tuées avec la complicité de groupes paramilitaires ou de bandes criminelles. Les jeunes victimes ont été attirées vers le nord du pays par la promesse d’un emploi rémunéré, avant d’être tuées. Dans la plupart des cas, les soldats ont reçu de l’argent, des jours de permission supplémentaires et des lettres de félicitations de leurs supérieurs, en guise de récompense pour avoir « tué un guérillero ». La dimension nationale et internationale du scandale provoqué par cette affaire a entraîné la mise à pied, en octobre 2008, de 27 militaires dont trois généraux, ainsi que la démission, en novembre de la même année, du chef des armées, le général Mario Montoya, qui avait été associé à des affaires de violations des droits fondamentaux. Le président Uribe a déclaré que les homicides de Soacha feraient l’objet d’une enquête menée par la justice civile et non par la justice militaire, qui revendique souvent sa compétence dans ce genre de dossiers et les classe sans suite, sans avoir procédé à (...)

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