Hongrie : Empêchez que Géza Buzás-Hábel, organisateur de la Pride de Pécs, soit injustement poursuivi !

Géza Buzás-Hábel, organisateur de la Pride 2025 de Pécs, une ville du sud de la Hongrie, fait actuellement l’objet d’une enquête pénale pour avoir organisé cette marche pacifique en faveur des droits des personnes LGBTQIA+, qui s’est déroulée le 4 octobre dernier, malgré l’interdiction prononcée par les autorités en vertu de la loi hongroise anti-Pride. S’il est officiellement inculpé, il encourt jusqu’à un an d’emprisonnement.

C’est une attaque directe contre les personnes LGBTQIA+ et les personnes qui défendent leurs droits fondamentaux, dont le droit de manifester. Mobilisez-vous contre cette injustice, signez la pétition.

CRIMINALISÉ POUR AVOIR ORGANISÉ UNE PRIDE

Géza Buzás-Hábel, enseignant et défenseur des droits humains, est originaire de la ville de Pécs. Il enseigne la langue et la culture roms, forme de futur·es enseignant·es, et organise depuis longtemps la Pride de Pécs, la seule du pays hors de la capitale Budapest.

Le 10 octobre, Géza Buzás-Hábel a reçu une convocation officielle de la police l’identifiant comme une personne « raisonnablement soupçonnée d’avoir commis une infraction pénale ». En vertu du droit hongrois, le bureau du procureur dispose maintenant d’une durée d’un an, pouvant être prolongée de six mois, pour décider de suspendre, d’abandonner la procédure, ou de rendre les charges officielles.

UNE LOI DISCRIMINATOIRE QUI PIÉTINE LES DROITS FONDAMENTAUX

La loi adoptée le 18 mars 2025 permet aux autorités d’interdire les rassemblements qui défendent les droits des personnes LGBTQIA+. Les personnes qui assistent à de tels événements peuvent être condamnées à des amendes et les organisateur·rices d’un rassemblement interdit, comme ici Géza Buzás-Hábel, s’exposent à des poursuites pénales et à une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison.

La loi permet également à la police d’utiliser la technologie de reconnaissance faciale pour la surveillance des participant·es.

Cette loi constitue une grave violation des droits humains, notamment des droits à la liberté de réunion pacifique et d’expression, ainsi que des droits à la vie privée et à la non-discrimination.

INTERPELLEZ LE PROCUREUR

Le procureur en charge du dossier visant Géza Buzás-Hábel doit clore immédiatement la procédure pénale, qui constitue une ingérence indue dans l’exercice des droits à la liberté de réunion pacifique, à la liberté d’expression et à la non-discrimination en vertu du droit européen et international relatif aux droits humains.

Demandez au procureur de Pécs de mettre immédiatement fin à la procédure visant Géza Buzás-Hábel ; il ne doit pas être menacé de poursuites pour avoir simplement exercé ses droits. Organiser une marche pour l’égalité ne devrait jamais être un crime. Signez la pétition.

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