Hongrie : les charges contre Géza Buzás-Hábel, organisateur de la Pride de Pécs, doivent être abandonnées !

Géza Buzás-Hábel, défenseur des droits humains et organisateur de la Pride 2025 de Pécs, une ville du sud de la Hongrie, est visé par des poursuites lancées le 9 février 2026, pour avoir organisé cette marche pacifique en faveur des droits des personnes LGBTQIA+, qui s’est déroulée le 4 octobre 2025, malgré l’interdiction prononcée par les autorités en vertu de la loi hongroise anti-Pride. S’il est déclaré coupable, il encourt une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement.

Amnesty International demande au parquet d’abandonner immédiatement les charges retenues contre lui ainsi que les poursuites en découlant.

Cette affaire marque une intensification inquiétante de la criminalisation de la liberté d’expression et de réunion pacifique des personnes LGBTQIA+ en Hongrie. Mobilisez-vous contre cette injustice, signez la pétition.

CRIMINALISÉ POUR AVOIR ORGANISÉ UNE PRIDE

Géza Buzás-Hábel, enseignant et défenseur des droits humains, est originaire de la ville de Pécs. Il enseigne la langue et la culture roms, forme de futur·es enseignant·es, et organise depuis longtemps la Pride de Pécs, la seule du pays hors de la capitale Budapest.

Le 10 octobre, Géza Buzás-Hábel a reçu une convocation officielle de la police l’identifiant comme une personne « raisonnablement soupçonnée d’avoir commis une infraction pénale ».

Le 9 février 2026, il a été notifié de l’ouverture de poursuites contre lui par le parquet, et son cas a été renvoyé devant le tribunal.

UNE LOI DISCRIMINATOIRE QUI PIÉTINE LES DROITS FONDAMENTAUX

La loi adoptée le 18 mars 2025 permet aux autorités d’interdire les rassemblements qui défendent les droits des personnes LGBTQIA+. Les personnes qui assistent à de tels événements peuvent être condamnées à des amendes et les organisateur·rices d’un rassemblement interdit, comme ici Géza Buzás-Hábel, s’exposent à des poursuites pénales et à une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison.
La loi permet également à la police d’utiliser la technologie de reconnaissance faciale pour la surveillance des participant·es.

Cette loi constitue une grave violation des droits humains, notamment des droits à la liberté de réunion pacifique et d’expression, ainsi que des droits à la vie privée et à la non-discrimination, en vertu du droit européen et international relatif aux droits humains.

INTERPELLEZ LE PROCUREUR GÉNÉRAL

Organiser une marche pour l’égalité ne devrait jamais être considéré comme un crime. C’est au contraire un acte de courage, de solidarité et d’espoir.

Demandez au procureur général de Pécs en charge du dossier visant Géza Buzás-Hábel d’abandonner immédiatement les charges qui pèsent contre lui. Il ne doit pas être poursuivi pour avoir simplement exercé ses droits. Signez la pétition.

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