Signer en ligne L’Arabie saoudite n’a pas sa place au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Amnesty International et Human Rights Watch demandent aux États membres des Nations unies de voter pour suspendre les droits de membre de l’Arabie saoudite au Conseil des droits de l’homme, un organe onusien qui a la responsabilité de protéger et de promouvoir les droits humains sur le globe. Pourtant, le royaume est coupable de graves violations des droits humains. UN MEMBRE DU CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME... L’Arabie saoudite a été élue membre du CDH en novembre 2013. Lors de sa nomination, elle s’est engagée, notamment, à « protéger et promouvoir les droits humains », comme il est requis des membres du CDH selon la résolution 60/251 des Nations unies, et de « soutenir les organismes de défense des droits humains et les mécanismes des Nations unies et de coopérer avec eux de manière constructive ». ...QUI FOULE AUX PIEDS LES DROITS HUMAINS FONDAMENTAUX Pourtant, l’Arabie saoudite se rend coupable de violations massives et systématiques des droits humains, sur son territoire ainsi qu’au Yémen dans le cadre de la coalition militaire qu’elle y dirige. Par ailleurs, la position de l’Arabie saoudite en tant que membre du Conseil lui permet d’obstruer des évaluations indépendantes sur l’état des droits humains au sein du royaume et au Yémen. Cette utilisation cynique du Conseil est une grave menace à sa crédibilité et son intégrité. MAIS UNE SUSPENSION EST POSSIBLE La résolution 60/251 prévoit que « l’Assemblée générale pourra, à la majorité des deux tiers des membres présents et votants, suspendre les (...)

LA SITUATION DES DROITS HUMAINS EN ARABIE SAOUDITE

Les défenseurs des droits humains risquent leur vie et leur liberté pour protéger les droits humains. Ils sont régulièrement emprisonnés et inculpés aux termes des lois antiterroristes, entre autres.

Tous les rassemblements publics, y compris les manifestations pacifiques, sont interdites en vertu d’un décret promulgué en 2011 par le ministère de l’Intérieur. Ceux qui tentent de braver cette interdiction risquent d’être arrêtés, poursuivis et emprisonnés pour "avoir incité la population à s’opposer aux autorités". Il en est de même pour ceux qui critiquent le gouvernement publiquement.

Le gouvernement ne tolère pas l’existence de partis politiques, de syndicats et de groupes indépendants de défense des droits humains.

Les services de sécurité ont procédé à des arrestations arbitraires et ont maintenu des prisonniers en détention prolongée sans inculpation ni jugement ; de très nombreuses personnes ont été détenues pendant plus de six mois sans être déférées devant un tribunal compétent. Les détenus étaient le plus souvent maintenus au secret pendant les interrogatoires et privés du droit de consulter un avocat, en violation des normes internationales d’équité des procès.

LA COALITION AU YÉMEN

Amnesty International a recueilli de nombreuses informations sur des atteintes au droit international humanitaire et en matière de droits humains imputées à des membres de la coalition dans le cadre de ce conflit, notamment contre des enfants. Cela inclut des frappes aériennes- contre des écoles et le recours à des bombes à sous-munitions interdites qui ont tué trois enfants et en ont mutilé neuf.

Les crimes de guerre commis par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen auraient dû faire l’objet d’une enquête du CDH. Au lieu de cela, l’Arabie saoudite s’est servie de sa place au sein du Conseil pour faire avorter une résolution prévoyant une enquête internationale, en faisant adopter sa propre résolution vide de sens en faveur d’une commission nationale d’enquête mise sur pied par le gouvernement du Yémen. Neuf mois plus tard, cette commission n’a pas enquêté de manière fiable sur les allégations de crimes de guerre et d’autres graves violations.

La crédibilité des Nations unies est en jeu après qu’elles se sont honteusement pliées aux exigences de l’Arabie saoudite en retirant la coalition dirigée par celle-ci de la liste des pays et groupes armés portant atteinte aux droits des enfants dans les situations de conflit, a déclaré Amnesty International le 7 juin 2016. Selon les Nations unies, ce retrait est provisoire, le temps d’examiner les conclusions du rapport conjointement avec les autorités saoudiennes. Mais les diplomates saoudiens auprès des Nations unies ont eu tôt fait de proclamer ce qu’ils considéraient comme une victoire morale irréversible. L’Arabie saoudite aurait menacé de ne plus financer certains programmes majeurs des Nations unies afin que le Secrétaire général retire le royaume de la liste des pays et groupes armés portant atteinte aux droits des enfants dans les situations de conflit.

Action terminée

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