Monsieur le Président, faites le choix des droits humains

Le 20 janvier, Donal Trump est devenu le 45e Président des États-Unis après une campagne qui a suscité de vives inquiétudes quant au degré d’engagement en faveur des droits humains dont feront preuve les États-Unis à l’avenir. Des discours délétères Sa campagne électorale a été marquée par des discours inquiétants et parfois toxiques : blagues misogynes, commentaires racistes, imitation d’un journaliste atteint de handicap et accusations de harcèlements sexuels. La liste est longue et déroutante. Ces propos ont engendré un climat de peur pour les minorités, les communautés LGBTI, les femmes, les migrants, et les défenseurs des droits humains. Sa rhétorique envers les médias, qu’il désigne comme étant corrompus, laisse aussi à craindre pour la liberté de la presse et la liberté d’expression. Des promesses haineuses Sa campagne a été cadencée par des promesses aussi alarmantes que sa rhétorique. Sa réponse aux attaques terroristes a été de promettre la réouverture d’un registre des musulmans et d’interdire l’entrée sur le territoire des réfugiés musulmans. Il ne s’est jamais caché de soutenir la peine de mort et la torture, en désignant certaines techniques couramment utilisées par les États-Unis comme n’étant pas assez dures. Alors qu’Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains faisaient pression sur le président sortant Barack Obama de fermer Guantanamo, Donald Trump a exprimé l’envie de le « remplir de méchants ». Sans oublier que, (...)

Les États-Unis se sont auto-proclamés comme étant le défenseur mondial des droits humains. Il l’a fait alors même qu’il recourait à la torture et à des disparitions forcées - à Guantánamo et ailleurs. Il a continué à le faire, tout en se gardant de traduire en justice les auteurs de ces crimes de droit international, et alors qu’il refuse d’accorder des réparations dans les cas d’atteintes aux droits humains, et ne fait pas preuve de transparence concernant ces violations.

Guantanamo

La création du camp de détention de Guantánamo, son fonctionnement et la réticence à le fermer découlent du fait que le gouvernement américain (ses trois composantes) ne considère pas que ces détentions relèvent du droit relatif aux droits humains. Au lieu de cela, les autorités ont appliqué des dispositions du droit de la guerre, soutenues par une résolution du Congrès adoptée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

Quinze ans après les premières arrivées de détenus à Guantánamo, 55 personnes y sont toujours incarcérées, dont 45 sans inculpation ni procès. Les 10 autres ont été traduites en justice devant des commissions militaires dans le cadre de procédures non conformes aux normes internationales d’équité des procès, qui sont pourtant juridiquement contraignantes pour les États-Unis. Six risquent actuellement une condamnation à la peine de mort à l’issue de procès ainsi entachés d’irrégularités.

Recours à la force excessive

Les violences policières, notamment la mort en détention ou l’homicide de personnes afro-américaines et d’autres minorités, ont provoqué plusieurs manifestations à travers le pays en 2016. Les forces de police ont répondu avec une force excessive faisant souvent escalader les violences.

Sur le chantier d’un projet contesté de construction d’un oléoduc près de la réserve sioux de Standing Rock, des milliers de « protecteurs de l’eau » de plusieurs réserves amérindiennes se sont opposés à la construction de l’oléoduc. Les forces de police ont eu recours à des détentions arbitraires, à un recours excessif à la force en utilisant notamment des canons à eau dans des conditions hivernales. Plusieurs journalistes qui étaient présents avaient aussi été menacés par les autorités.

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