Suède : Ramenez Ahmadreza Djalali à la maison

UPDATE - Le 14 novembre 2025, Amnesty International a rencontré l’ambassadrice de Suède en Belgique pour lui remettre les 63 793 signatures collectées en Belgique de cette pétition qui exige qu’Ahmadreza Djalali, médecin suédo-iranien condamné à mort en Iran, puisse enfin rentrer chez lui et retrouver sa famille, après plus de 9 ans de détention injuste et cruelle. Nous avons transmis nos grandes préoccupations aux autorités suédoises quant à la situation du Dr Djalali, tout en leur rappelant que sa libération et son rapatriement en Suède doivent rester une priorité.

La Suède doit par ailleurs faire encore plus : continuer d’exiger la libération d’Ahmadreza, tant publiquement que lors de discussions privées avec le gouvernement iranien et réfléchir à d’autres mesures pour rendre justice à Ahmadreza Djalali et aux autres victimes de crimes relevant du droit international, tels que la prise d’otages.

Merci à toutes les personnes qui ont signé la pétition et soutiennent Ahmadreza Djalali. Ensemble, continuons d’exiger l’annulation de la condamnation à mort et la libération immédiate et sans condition d’Ahmadreza Djalali.

Ahmadreza Djalali est un scientifique suédo-iranien et professeur invité à la VUB. Il a été condamné à mort à l’issue d’un procès manifestement inéquitable, et risque toujours d’être exécuté en Iran après plus de sept ans de détention arbitraire. DÉTENTION ET CONDAMNATION À MORT Ahmadreza Djalali a été condamné à mort pour "corruption sur terre" (efsad-e fel-arz) en octobre 2017 à l’issue d’un procès devant la section 15 du tribunal révolutionnaire de Téhéran, marqué par des "aveux" entachés de torture. Le 9 décembre 2018, ses avocats ont appris que la Cour suprême avait confirmé sa condamnation à mort sans leur donner la possibilité de présenter leurs arguments de défense. Le 24 novembre 2020, Ahmadreza Djalali a appris que son exécution aurait lieu une semaine plus tard. Le 2 décembre 2020, suite à un mouvement international d’indignation, l’exécution d’Ahmadreza Djalali a été suspendue. La Cour suprême a rejeté ses multiples demandes pour un contrôle judiciaire. La condamnation à mort d’Ahmadreza Djalali est définitive et peut être exécutée à tout moment. De fin novembre 2020 à début avril 2021, des agents du ministère du Renseignement ont torturé et infligé d’autres mauvais traitements à Ahmadreza Djalali alors qu’il était détenu en secret et soumis à un isolement prolongé dans la section 209 de la prison d’Evin à Téhéran, qui est sous le contrôle du ministère du Renseignement. Les agents ont laissé une lumière vive allumée dans sa cellule 24 heures sur 24, (…)

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