Des clés pour libérer les prisonnier·e·s d’opinion en Arabie saoudite

Amnesty International récolte un maximum de clés avant le 6 novembre 2020. Elles seront envoyées en novembre aux autorités saoudiennes pour réclamer la libération de Raif Badawi et d’autres prisonnier·e·s d’opinion.

En décembre 2020, l’Arabie saoudite accueillera une réunion du G20. Les projecteurs du monde entier seront orientés vers ce royaume du Proche-Orient. Amnesty International profitera de l’occasion pour mettre la pression sur ce pays et exiger la libération des prisonnier·e·s d’opinion.

Raif Badawi a été condamné à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet pour avoir encouragé le débat politique en Arabie saoudite. De nombreux·ses militant·e·s d’Amnesty réclament, depuis lors, sa libération immédiate et inconditionnelle.

En savoir plus sur Raif Badawi

Des femmes sont aussi victimes de violations de leur droit à la liberté d’expression.

13 militantes des droits des femmes font en effet toujours l’objet de poursuites judiciaires en raison de leurs activités de défense des droits humains. Cinq d’entre elles sont maintenues en détention : Loujain al Hathloul, Samar Badawi, Nassima al Sada, Nouf Abdulaziz et Mayaa al Zahrani.

Si les huit autres ont été remises en liberté provisoire, elles demeurent, elles aussi, en instance de jugement et beaucoup courent le risque d’être condamnées à des peines d’emprisonnement en raison de leur action pacifique en faveur des droits humains. Il s’agit d’Iman al Nafjan, d’Aziza al Yousef, d’Amal al Harbi, de Ruqayyah al Mharib, de Shadan al Anezi, d’Abir Namankni, de Hatoon al Fassi et d’une autre militante anonyme.

Au moins 10 militantes ont subi toute une série de violations des droits humains en détention, notamment des actes de torture, des violences sexuelles et d’autres formes de mauvais traitements. Pendant les trois premiers mois de leur détention, elles ont été détenues au secret, sans pouvoir communiquer avec leur famille ni avec leur avocat. Plusieurs de ces femmes ont également été soumises à de longues périodes d’isolement.

Des clés pour les libérer

La seule raison possible pour laquelle ces personnes resteraient en prison dans un État respectueux des droits humains est qu’on y aurait perdu les clés de leurs cellules. C’est pourquoi Amnesty International Belgique francophone récolte de vieilles clés qu’elle expédiera aux autorités saoudiennes. Une façon de leur dire « Vous avez perdu les clés, ou quoi ? »

Vous pouvez participer à cette opération en déposant les clés dont vous n’avez plus l’usage au siège d’Amnesty International, 169 chaussée de Wavre à 1050 Ixelles (ou en les y envoyant). Vous pouvez aussi prendre contact avec l’un des nombreux groupes locaux de l’organisation, un peu partout en Wallonie-Bruxelles. Attention : date limite le 6 novembre 2020.

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