Fête des librairies indépendantes — une action au profit d’Amnesty

Samedi 25 avril, à l’occasion de la San Jordi, fête des librairies indépendantes, Livre aux Trésors cèdera 5% des ventes de la journées à Amnesty International.

La venue du grand Mana Neyestani est l’occasion de rappeler que Hamid Babaei, un étudiant de l’ULg, est détenu en Iran pour avoir refusé d’espionner les autres étudiants iraniens.

L’indépendance d’une librairie, c’est un de ces luxes de nos sociétés auxquels nous sommes attachés et que nous défendrons becs et ongles.

Utilisons ce luxe pour aider Hamid et toutes celles et ceux victimes comme lui de l’oppression. Venez rencontrer Mana Neyestani vendredi. Revenez samedi, vous recevrez un cadeau et vous soutiendrez Amnesty International.

Plus d’infos sur : http://unlivreunerose2015.tumblr.com/

Mana Neyestani

Mana Neyestani a quarante-deux ans et c’est une superstar. Dessinateur de presse très connu en Iran, il fait partie de l’association Cartooning for peace et peut se vanter d’être suivi par plusieurs centaines de milliers de personnes sur les réseaux sociaux. Il faut dire qu’il travaille essentiellement pour des journaux iraniens en ligne, opposés au gouvernement théocratique, qui sont pour la diaspora iranienne mondiale de véritables lieux de résistance et entretiennent la flamme démocratique et l’espoir d’un Iran ouvert et moderne.

Mana Neyestani vit en France depuis qu’il y a trouvé refuge. Dans sa première bande dessinée (Une métamorphose iranienne), publiée par les éditions Çà et Là, il racontait comment un innocent dessin pour enfant l’avait mené à l’emprisonnement et poussé à la fuite. Dans sa nouvelle bande dessinée, Petit manuel du parfait réfugié politique, il détaille par le menu son expérience de demandeur d’asile dans la « patrie des droits de l’homme ». L’univers kafkaïen de l’administration française en remontre - avec une finalité heureusement différente - à celui de la justice des mollahs.

C’est peu dire qu’avec ce début d’année qui a jeté un rai de lumière crue sur la vie et la mort des dessinateurs de presse, mais aussi avec cette politique abjecte menée en notre nom envers les demandeurs d’asile (politique dont on ne sait plus qui de l’Europe de Schengen ou de l’Office belge des étrangers sera comptable de la plus grande dégueulasserie - demandons aux femmes yezidies auxquelles la Belgique vient de refuser un visa), Mana Neyestani a beaucoup de choses à nous dire.
À nous dire et à nous montrer : après une rencontre débat à 18h30, c’est une superbe exposition de dessins originaux que nous vernirons autour d’un verre de vin, dans la chaleur et la fraternité humaine.

Mana Neyestani sera accompagné de son éditeur et directeur des Éditions çà et là, Serge Ewenczyk.