Agir contre le racisme à Amnesty

La mort de George Floyd suite à un acte de violence policière brutale a non seulement attiré l’attention sur le racisme historique et systémique aux États-Unis, mais également dans le monde entier. Ce drame a amené Amnesty International à prendre part à cette réflexion et à mener une enquête interne afin de savoir si ses propres structures organisationnelles, mises en place il y a 60 ans, perpétuaient involontairement des schémas racistes.

Amnesty International a fait appel pour cela au cabinet de consultants Howlett Brown pour déterminer, par le biais de groupes de discussion, si des incidents racistes individuels et un racisme institutionnel existaient au sein du Secrétariat International de l’organisation. L’étude a été commandée par le le Bureau exécutif d’Amnesty International et a porté sur le personnel et les structures internationales.

Incidents racistes et structures institutionnelles amenant une inégalité de traitements

Les résultats montrent qu’il n’y a pas d’égalité totale pour tou·te·s au sein de l’organisation. Les membres du personnel d’Amnesty International qui ont participé à l’étude ont ainsi signalé des incidents racistes individuels, mais également mis en évidence les défauts des structures institutionnelles, qui conduisent involontairement à une inégalité de traitement et à des privilèges.

Sur cette base, Amnesty International s’engage avec détermination à traiter ces problèmes de manière approfondie et transparente. Si, en tant qu’organisation de défense des droits humains, Amnesty International lutte contre l’injustice et la discrimination dans le monde depuis des décennies, elle se doit également de combattre le racisme dans ses propres rangs. Dans ce cadre, ce rapport n’est que la première étape d’un processus long et approfondi. Des mesures concrètes prises par le Bureau exécutif d’Amnesty International ont ainsi pour but de procéder à des réformes concrètes et à stimuler le débat au sein du mouvement dans le monde entier.

Comment Amnesty International compte traiter les problèmes de racismes

« Notre section belge francophone prend très au sérieux les résultats de cette étude, dont les conclusions inquiétantes réclament une approche ferme et décisive. Nous veillerons à ce que toutes les mesures nécessaires soient prises pour éliminer toute forme de racisme de notre organisation », explique Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International.

« Les premières étapes importantes de ce cheminement au sein du Secrétariat International d’Amnesty International comprennent notamment des adaptations en ce qui concerne la politique de gestion du personnel, un meilleur suivi des procédures de plaintes et une éducation, par le biais de formations, à la lutte contre le racisme pour tous les membres du personnel. Des recherches supplémentaires sont par ailleurs menées dans le but de déterminer quelles actions sont nécessaires pour un changement à long terme. »

« Depuis deux ans, notre section belge francophone mène un programme centré sur l’inclusion et la diversité, comprenant diverses formations et des réformes de la politique de gestion du personnel. Ce rapport issu de l’étude menée au sein du Secrétariat international d’Amnesty nous encourage à poursuivre et à approfondir le travail essentiel mené à notre niveau. En nous confrontant de façon sans tabou, de façon ouverte et transparente, avec le racisme et la discrimination, notre volonté est de contribuer plus activement que jamais à la justice et à l’égalité dans notre société », indique Philippe Hensmans.

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