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Une baisse nuancée des exécutions en 2020

En 2020, et pour la troisième année consécutive, Amnesty International a enregistré le plus faible nombre d’exécutions dans le monde depuis plus d’une décennie. 483 exécutions ont ainsi été recensées dans 18 pays, confirmant une baisse de 26 % par rapport à l’année 2019 où 657 exécutions avaient été reportées.

Plusieurs pays comme l’Arabie Saoudite et l’Irak, qui exécutent traditionnellement beaucoup de condamné·e·s, ont considérablement réduit le nombre d’exécutions cette année. Le Bahreïn, le Bélarus, le Japon, le Pakistan, Singapour et le Soudan, n’ont pas procédé à des exécutions cette année contrairement à l’année précédente.

Dans une moindre mesure, cette baisse significative peut s’expliquer également par des interruptions de l’application de la peine de mort survenues en raison de la pandémie de COVID-19. Cependant, alors que le monde cherchait à protéger la population face à un virus mortel, on constate que certains pays n’ont pas ralenti le rythme des exécutions, l’accélérant même dans certains cas.

L’Iran, l’Égypte, l’Irak et l’Arabie saoudite sont responsables à eux seuls de 88 % de toutes les exécutions recensées à l’échelle mondiale en 2020. En Égypte, le nombre d’exécutions a triplé tandis que les États-Unis de Donald Trump ont été marquées par une reprise des exécutions fédérales après une pause de 17 ans. Enfin, plusieurs pays comme la Chine, la Corée du Nord, le Laos et le Viêt Nam continuent de dissimuler l’ampleur du recours à la peine de mort sur leur territoire et refusent délibérément de partager ces informations

En savoir plus sur les faits et chiffres de la peine de mort en 2020

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Chine : des statistiques classées secret d’état

Cette année encore, la Chine est en tête des pays qui procèdent au plus d’exécutions, devant l’Iran, l’Égypte, l’Irak et l’Arabie Saoudite. Les statistiques sur les exécutions et les condamnations à mort restent classées secret d’État, pourtant Amnesty International reste convaincue que les condamnations à mort et les exécutions se sont encore comptées par milliers cette année.

En Chine, les autorités ont une confiance excessive en l’argument contesté selon lequel la peine de mort aurait un effet dissuasif unique. Dans le contexte de pandémie de COVID-19, les autorités ont usé de la peine capitale pour faire passer un message à la population, par le biais d’une campagne de répression des infractions pénales autorisant une procédure accélérée. Dans une affaire au moins, cette procédure a donné lieu à une condamnation à mort suivie d’une exécution dans un délai extrêmement court qui fait froid dans le dos.

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Le cas de Rocky Myers en Alabama

Son cas illustre les failles des systèmes d’application de la peine de mort. Accusé du meurtre d’une femme blanche en 1991, Rocky Myers, un homme noir, a été déclaré coupable par un jury composé majoritairement d’hommes blancs. Malgré de nombreuses failles dans ce dossier, il est enfermé depuis 26 ans dans le quartier des condamnés à mort en Alabama.

Bien que le jury s’était prononcé pour une peine de réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, le juge l’a condamné à mort. Depuis 2017, il n’est plus possible que des décisions judiciaires aillent au-delà des décisions prises par les jurys. Pourtant, Rocky Myers et d’autres condamnés à mort en Alabama n’ont pas pu bénéficier rétroactivement de cette réforme.

Preuves insuffisantes et témoignages incohérents, entachés d’allégations de pressions exercées par la police, ne suffisent pas à ce que Rocky Myers soit gracié. Il continue cependant de clamer son innocence.

Signez la pétition en faveur de Rocky Myers

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10 questions sur la peine de mort

La peine capitale a-t-elle un effet dissuasif sur la criminalité ? Rend-elle justice aux victimes ? Existe-t-il une méthode d’exécution « humaine » ? Tout savoir sur la peine de mort avec les 10 questions les plus fréquentes sur la peine capitale.

Consultez notre questions-réponses

5 mythes sur la peine de mort

Confrontons les arguments les plus populaires utilisés par ceux qui défendent l’utilisation de la peine de mort à la réalité de ce châtiment cruel.
Une partie de la population pense à tort que la peine de mort rend la société plus sûre.

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Quelques chiffres clés sur la peine de mort

483
(au moins) exécutions ont eu lieu en 2020
88%
des exécutions ont eu lieu dans quatre pays seulement : l’iran, l’égypte, l’arabie saoudite et l’irak (hormis la chine dont il s’avère impossible d’obtenir des chiffres précis sur l’application de la peine capitale)
18
pays ont encore recours à la peine capitale

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L’ACTION D’AMNESTY CONTRE LA PEINE DE MORT

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L’objectif d’Amnesty est de faire disparaître la peine de mort, partout. Pour cela, l’organisation s’engage à plusieurs niveaux :

  • la publication de rapports sur la peine de mort, notamment un rapport annuel et des rapports par pays ;
  • la mise en places de pétitions et d’actions urgentes menées dans tous les pays qui recourent à la peine de mort pour exhorter les autorités à annuler les condamnations à mort et abolir la peine de mort ;
  • le plaidoyer auprès des gouvernements pour que des États ratifient les conventions internationales relatives à la peine de mort et adaptent leur législation en conséquence. Amnesty International demande aux États d’abolir la peine de mort dans la législation et dans la pratique ;
  • les campagnes de sensibilisation sont régulièrement menées auprès du grand public, afin de faire comprendre aux individus la nature arbitraire et irrévocable de la peine capitale, fréquemment utilisée comme moyen de répression politique et appliquée en priorité aux plus pauvres et aux plus démunis

La peine de mort, c’est quoi ?

Définition, les méthodes d’exécution, les instruments juridiques, les jeunes condamnés à mort, la peine de mort en Belgique : un dossier complet pour mieux connaître cette thématique sur laquelle Amnesty travaille depuis plus de 40 ans.

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Maisons de repos : garantir les droits humains des résidents

Pétition demandant que priorité soit donnée aux efforts visant à respecter, protéger et rendre effectifs les droits humains des résident·e·s

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