Consultez notre rapport

Une baisse nuancée des exécutions en 2019

En 2019, et pour la deuxième année consécutive, Amnesty International a enregistré le plus faible nombre d’exécutions dans le monde depuis le début de la décennie. 657 exécutions ont ainsi été recensées dans 20 pays, confirmant une baisse de 5 % par rapport à l’année 2018 où 690 exécutions avaient été reportées.

Plusieurs pays comme l’Égypte, le Japon ou Singapour ont ainsi montré une importante diminution du nombre de personnes exécutées. L’Iran, l’un des principaux pays exécuteurs au monde, a lui aussi procédé à un nombre d’exécutions moins important des suites des modifications apportées récemment à sa législation sur les stupéfiants.

Néanmoins, d’autres pays comme l’Arabie saoudite, l’Irak, le Soudan du Sud et le Yémen ont procédé à davantage d’exécutions en 2019. Leur nombre a par exemple doublé en Irak, d’au moins 52 à au moins 100 exécutions recensées dans l’année. Les exécutions ont également repris au Bahreïn et au Bangladesh, et des projets de loi visant à rétablir la peine de mort ont été discutés aux Philippines.

Par ailleurs, plusieurs pays comme la Chine, la Corée du Nord et le Viet Nam continuent de dissimuler l’ampleur du recours à la peine de mort sur leur territoire et refusent délibérément de partager ces informations. À ce titre, les totaux mondiaux recensés par Amnesty International ne comprennent pas les milliers d’exécutions ayant lieu en Chine où les statistiques sur la peine capitale sont classées secret d’État.

Consultez notre rapport sur la peine de mort en 2019

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Arabie Saoudite : recrudescence inacceptable des exécutions

En 2019, 184 exécutions ont été recensées en Arabie saoudite, soit le plus grand nombre jamais enregistré par Amnesty International dans ce pays sur une année. Entre 2018 et 2019, le nombre d’exécutions a ainsi connu une augmentation dramatique de 23 %, notamment liée à l’utilisation de la peine de mort comme arme politique contre des dissidents chiites.

À ce jour, le pays continue d’enfreindre le droit international en matière d’équité des procès et des conditions de recours à la peine capitale ; des « aveux » sont arrachés sous la torture et utilisés lors de procès iniques où le droit à une assistance juridique de l’accusé·e est bafoué. Plusieurs condamnations ont également été prononcées à l’encontre de personnes mineures ou pour des crimes n’entrant pas dans la catégorie des « crimes les plus graves » prévue par le droit international.

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31 ans dans le couloir de la mort

En 1988, après un procès inéquitable reposant sur l’utilisation de “confessions” arrachées à Chiou Ho-Sun sous la torture, le citoyen taïwanais est condamné à la peine capitale.

Trois décennies ont passé, et les autorités continuent de refuser la levée des charges pesant sur Chiou Ho-Shun. Dans le couloir de la mort depuis sa condamnation inique, Chiou Ho-Shun vit chaque journée sous la menace d’être exécuté.

Selon Amnesty International, 39 personnes se trouvaient ainsi dans le quartier des condamnés à mort à Taiwan en fin d’année passée, sous le coup d’une sentence capitale et dans des conditions morales intolérables. La récente exécution de l’un d’entre eux le 1er avril 2020 est profondément alarmante et exige une action immédiate.

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10 questions sur la peine de mort

La peine capitale a-t-elle un effet dissuasif sur la criminalité ? Rend-elle justice aux victimes ? Existe-t-il une méthode d’exécution « humaine » ? Tout savoir sur la peine de mort avec les 10 questions les plus fréquentes sur la peine capitale.

Consultez notre questions-réponses

5 mythes sur la peine de mort

Confrontons les arguments les plus populaires utilisés par ceux qui défendent l’utilisation de la peine de mort à la réalité de ce châtiment cruel.
Une partie de la population pense à tort que la peine de mort rend la société plus sûre.

Appropriez-vous notre dossier

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Quelques chiffres clés sur la peine de mort

657
(au moins) exécutions ont eu lieu en 2019
81%
des exécutions ont eu lieu dans trois pays seulement : l’Arabie saoudite, l’Irak et l’Iran (hormis la Chine dont il s’avère impossible d’obtenir des chiffres précis sur l’application de la peine capitale)
20
pays ont encore recours à la peine capitale

L’ACTION D’AMNESTY CONTRE LA PEINE DE MORT

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L’objectif d’Amnesty est de faire disparaître la peine de mort, partout. Pour cela, l’organisation s’engage à plusieurs niveaux :

  • la publication de rapports sur la peine de mort, notamment un rapport annuel et des rapports par pays ;
  • la mise en places de pétitions et d’actions urgentes menées dans tous les pays qui recourent à la peine de mort pour exhorter les autorités à annuler les condamnations à mort et abolir la peine de mort ;
  • le plaidoyer auprès des gouvernements pour que des États ratifient les conventions internationales relatives à la peine de mort et adaptent leur législation en conséquence. Amnesty International demande aux États d’abolir la peine de mort dans la législation et dans la pratique ;
  • les campagnes de sensibilisation sont régulièrement menées auprès du grand public, afin de faire comprendre aux individus la nature arbitraire et irrévocable de la peine capitale, fréquemment utilisée comme moyen de répression politique et appliquée en priorité aux plus pauvres et aux plus démunis

La peine de mort, c’est quoi ?

Définition, les méthodes d’exécution, les instruments juridiques, les jeunes condamnés à mort, la peine de mort en Belgique : un dossier complet pour mieux connaître cette thématique sur laquelle Amnesty travaille depuis plus de 40 ans.

En savoir plus

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