Afghanistan. Il faut enquêter sur des décapitations d’enfants, actes « ignobles »

En Afghanistan, on a retrouvé mercredi 29 août le corps d’un jeune garçon de 12 ans décapité, tandis qu’une fillette de sept ans aurait été décapitée et amputée des deux jambes par des assaillants non identifiés le lendemain.

Polly Truscott, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International, a déclaré :

« Ces deux homicides abjects dont ont été victimes des enfants dans les provinces de Kandahar et de Kapisa doivent faire le plus rapidement possible l’objet d’investigations indépendantes et approfondies. Les responsables présumés doivent être traduits en justice lors de procès respectant les normes internationales d’équité et excluant le recours à la peine de mort.

D’après certaines informations, le jeune garçon aurait été assassiné par les talibans pour se venger du fait que son frère serve au sein de la police locale afghane – ce qui met en lumière à quel point il est ardu d’établir l’état de droit en Afghanistan. Toutefois, les talibans ont nié toute responsabilité. Par le passé, les groupes d’insurgés afghans ont pris pour cibles des civils – dont des enfants – en raison de leur allégeance présumée au gouvernement.

Toutes les parties au conflit armé en Afghanistan – les forces gouvernementales, les troupes internationales, les talibans et les groupes insurgés – doivent respecter les obligations qui leur incombent aux termes du droit international humanitaire. Il convient de protéger les civils en toutes circonstances et de ne jamais les prendre pour cibles. »

Ces deux homicides ont été commis quelques jours après qu’Amnesty International a condamné l’assassinat cruel de 17 hommes et femmes qui participaient à une fête musicale dans le district de Musa Qala, dans la province du Helmand. Ce secteur étant sous contrôle des talibans, le gouvernement afghan les a accusés d’être les auteurs de cette attaque. Ils ont pour leur part nié toute responsabilité.

Enfin, les talibans auraient décapité un jeune Afghan de 14 ans dans le district de Zherai mi-août, sous prétexte qu’il « espionnait » pour le compte du gouvernement.

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