Afrique centrale : Les gouvernements et les Nations unies doivent joindre leurs forces pour libérer les femmes et enfants enlevés

Amnesty International a appelé ce mardi 22 avril les Nations unies et les gouvernements d’Afrique centrale à prendre des mesures immédiates pour assurer la libération de plus de 350 hommes, femmes et enfants que l’on pense avoir été enlevés par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) au cours de ces dernières semaines.

Les enlèvements ont eu lieu en République démocratique du Congo (RDC), en République centrafricaine (RCA) et dans le sud du Soudan alors que la LRA se préparait officiellement à signer un accord de paix avec le gouvernement ougandais qui devait mettre fin à plus de vingt ans d’une guerre civile qui s’est caractérisée par des crimes de guerre, des enlèvements notamment, des exécutions illégales généralisées et la mutilation de non-combattants.

« Comme en Ouganda, ces personnes – parmi lesquelles beaucoup de femmes et d’enfants – sont probablement destinées à devenir des enfants soldats et des esclaves sexuels, pourtant aucun des gouvernements de la région n’a entrepris quoi que ce soit pour essayer de les faire libérer, a déclaré Amnesty International.

«  Les gouvernements du Soudan, de la RCA et de la RDC – avec l’aide des Nations unies – doivent joindre leurs forces pour assurer la sécurité et la libération immédiate des personnes enlevées et traduire les responsables de ces enlèvements en justice. »

Les femmes et les jeunes filles enlevées par la LRA ont dans le passé été utilisées comme esclaves sexuelles, tandis que les jeunes garçons et les hommes ont été forcés de combattre et de commettre des atrocités, ou ont été utilisés comme porteurs des biens pillés.

Les enlèvements les plus récents se sont produits près d’Obo, localité située dans le coin sud-est de la RCA, à la frontière avec la RDC et le Soudan.

Il semble que la LRA ait déplacé ses opérations vers le sud de la RCA pour tenter d’éviter l’arrestation et le transfert de ses principaux commandants devant la Cour pénale international (CPI) de La Haye, qui a lancé un mandat de recherche contre eux pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Selon certaines informations récentes, les combattants auraient depuis traversé la frontière avec la RDC en emmenant avec eux les personnes enlevées.

Cinq contingents militaires opèrent actuellement en RCA – l’armée de la RCA, les forces de l’Union européenne (EUFOR), les forces de l’ONU (MINURCAT), des troupes de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et des forces françaises.

Amnesty International appelle les forces des Nations unies opérant dans la région – notamment la MINURCAT en RCA, la Mission des Nations unies (UNMIS) dans le sud du Soudan et la MONUC en RDC à aider les gouvernements régionaux à libérer les personnes enlevées.

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