Algérie. Amnesty International condamne les derniers attentats à la bombe à Alger

Déclaration publique

ÉFAI
11décembre 2007

Amnesty International condamne totalement les deux attentats à la bombe perpétrés à Alger le 11 décembre qui ont tué au moins 52 personnes, dont des civils et fait de nombreux blessés. Les attaques semblent avoir été menées sans discrimination, à moins qu’elles n’aient délibérément pris pour cible des personnes et des biens civils.

De telles attaques sont formellement interdites par le droit international. Elles témoignent d’un mépris complet pour le droit humain le plus fondamental, le droit à la vie.

La première bombe aurait explosé devant la Cour constitutionnelle située dans le quartier de Ben Aknoun et aurait notamment touché un bus transportant des étudiants. Une deuxième explosion a eu lieu ensuite dans le quartier de Hydra, près des bureaux du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui auraient été partiellement détruits.

On ne sait pas encore qui sont les auteurs de ces attaques mais les attentats précédents, perpétrés le 11 avril à Alger et en septembre à Batna et Dellys, qui avaient fait au moins 87 morts parmi lesquels des civils, auraient été perpétrés par le principal groupe armé islamiste actif en Algérie à l’heure actuelle, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat. En janvier 2007, le groupe aurait changé de nom et s’appellerait désormais Organisation d’Al Qaïda au Maghreb islamique.

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