Communiqué de presse

Bahreïn. L’incarcération du dirigeant de l’opposition est un affront à la liberté d’expression

"La condamnation d’Ali Salman, mardi 16 juin 2015, à quatre ans de prison pour incitation à la désobéissance et à la haine, illustre le mépris flagrant des autorités bahreïnites à l’égard du droit à la liberté d’expression", a déclaré Amnesty International.

"Ce jugement est choquant. C’est un nouvel exemple du mépris que nourrit Bahreïn à l’égard de ses obligations internationales. Cheikh Ali Salman a été condamné uniquement pour avoir exprimé ses opinions sans violence", a déclaré Said Boumedouha, directeur adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

« Pour un pays qui se dit choqué par les critiques de son bilan en termes de droits humains, Bahreïn n’hésite pas à balayer l’opposition politique et à museler les voix critiques en toute occasion. Les autorités doivent libérer Ali Salman immédiatement et sans condition, et veiller à ce que sa condamnation soit annulée.  »

Ali Salman, secrétaire général de la Société nationale islamique d’Al Wefaq, le principal parti d’opposition à Bahreïn, a été arrêté le 28 décembre 2014, deux jours après avoir prononcé un discours appelant à une réforme politique de fond et à l’obligation de rendre des comptes, après sa réélection en tant que chef du parti.

Il est inculpé d’avoir « incité à promouvoir la réforme du système politique par la force, des violences et d’autres moyens illégaux », « incité publiquement à la haine et au mépris envers une partie de la population dans le but de troubler l’ordre public », « appelé publiquement à enfreindre la loi » et « insulté publiquement le ministre de l’Intérieur ».

Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exprimé de manière pacifique ses opinions.

Sa détention et sa condamnation bafouent l’obligation incombant à Bahreïn de respecter le droit à la liberté d’expression, garanti par l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel Bahreïn est partie.

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