BEIJING + 10 Les droits des femmes ne doivent pas régresser

Index AI : ACT 77/006/2005
ÉFAI
Embargo : jeudi 24 février 2005 (05h00 TU)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

À la veille de la 49e session de la Commission de la condition de la femme, Amnesty International exhorte tous les gouvernements qui y participent à défendre et protéger les droits humains des femmes.
Les recherches qu’a menées l’organisation dans le cadre de sa campagne Halte à la violence contre les femmes ont montré que leurs libertés fondamentales continuent d’être bafouées de manière flagrante, en dépit des engagements pris par les États de les promouvoir et de les protéger. Ce jeudi 24 février 2005, Amnesty International publie un rapport intitulé No turning back — full implementation of women’s human rights. Elle braque les projecteurs sur les atteintes aux droits humains dont sont victimes les femmes dans un certain nombre de pays et engage instamment les gouvernements à prendre sans délai des mesures propres à y mettre un terme et à traduire les auteurs en justice.
« Les gouvernements doivent être tenus pour responsables et résister à toute manœuvre visant à revenir sur les engagements pris précédemment », a déclaré Hilary Fisher, directrice de la campagne Halte à la violence contre les femmes.
Cette 49e session de la Commission de la condition de la femme débute le 28 février. Elle sera consacrée à l’examen et à l’évaluation des progrès accomplis dans l’application de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, adoptés lors de la 4e Conférence mondiale sur les femmes des Nations unies, qui s’est tenue en septembre 1995 à Pékin, en Chine. Seront principalement évaluées la mise en œuvre de ces textes à l’échelon national, ainsi que l’exécution des Nouvelles mesures et initiatives pour l’application de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, adoptées à l’issue du bilan quinquennal par la session extraordinaire de l’Assemblée générale en 2000.
Aux côtés d’autres organisations non gouvernementales (ONG) basées aux Nations unies à New York, Amnesty International demande aux gouvernements de réaffirmer universellement ces trois documents relatifs aux droits humains, de réitérer leur détermination à les mettre en œuvre rapidement et intégralement au niveau national et de reconnaître le lien indéfectible qui unit le respect des libertés fondamentales des femmes et la réalisation de la Déclaration et des Objectifs du Millénaire pour le développement. Ce puissant appel adressé par la société civile aux gouvernements se présente sous la forme d’une pétition mondiale, que vous pouvez consulter à l’adresse suivante : http://www.peacewomen.org/un/Beijing10%20/SignOnLetterB10.html.
En collaboration avec d’autres ONG, Amnesty International organisera un certain nombre d’événements en marge de cette session, notamment un atelier militant sur le principe de diligence due, une table ronde sur les lois discriminatoires et, en partenariat avec Oxfam et le Réseau d’action international sur les armes légères (RAIAL), le lancement à Johannesburg du rapport intitulé The Impact of Guns on Women’s Lives, publié dans le cadre des campagnes Halte à la violence contre les femmes et Contrôlez les armes. Ce document révèle que les femmes paient un tribut de plus en plus lourd au commerce non réglementé des armes légères, chiffré à des milliards de dollars.

Pour consulter la version intégrale, en anglais, du rapport No turning back — full implementation of women’s human rights, veuillez cliquer sur le lien suivant : http://web.amnesty.org/library/Index/ENGIOR410022005.

Complément d’information
En juin 2000, l’Assemblée générale des Nations unies s’est réunie en session extraordinaire pour examiner les progrès réalisés et les obstacles à surmonter s’agissant de la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing. Nombre d’ONG, dont Amnesty International, ont été consternées par le recul opéré sur les avancées en matière de droits humains des femmes, y compris dans d’autres forums internationaux comme la Conférence mondiale sur les droits de l’homme. Certains États ont remis en cause le principe élémentaire selon lequel les droits des femmes sont des droits humains, ont contesté la responsabilité des États en matière de protection des libertés fondamentales des femmes et sont parvenus à faire retirer du Document final de la session extraordinaire des références aux traités relatifs aux droits humains.

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