BIÉLORUSSIE : Il ne faudrait pas que la " Marche du peuple " donne lieu à des violations des droits humains

Index AI : EUR 49/001/2003

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Amnesty International appelle les autorités biélorusses à veiller à ce que le maintien de l’ordre lors de la " Marche du peuple pour une vie meilleure ", qui doit se dérouler mercredi 12 mars 2003, s’effectue dans le respect du droit à manifester de manière pacifique.

Des milliers de Biélorusses sont attendus dans les rues de Minsk le 12 mars pour ce qui sera la première grande manifestation de l’année en faveur des droits humains et de la liberté politique. Cette manifestation sera également l’occasion pour la population d’exprimer son inquiétude face à la pauvreté qui sévit dans le pays.

" Il ne faudrait pas que se répètent les scènes déplorables de ces dernières années où l’on a vu des manifestants roués de coups de poing et de pied et précipités dans des véhicules de la police pour avoir exprimé leurs préoccupations dans les rues et sur les places de la capitale ", a déclaré Amnesty International.

" Le maintien de l’ordre doit se faire avec des méthodes qui respectent les droits des personnes participant à un mouvement de protestation non violent. "

Les autorités biélorusses ont fait la preuve de leur intransigeance face à toute opposition lors de la manifestation qui s’était déroulée en avril 2002 sous le mot d’ordre " On ne peut pas vivre comme cela ". Quatre-vingt cinq manifestants pacifiques avaient alors été arrêtés et plus de 30 manifestants, dont un grand nombre appartenaient à des organisations biélorusses de défense des droits humains, ont été par la suite condamnés à des peines allant de trois à quinze jours d’emprisonnement. Comme la " Marche du peuple " de mercredi prochain, la manifestation avait été organisée pour protester contre la dégradation des conditions de vie, l’absence de liberté politique et la situation catastrophique des droits humains dans le pays.

" De tels actes de répression ont été nombreux en 2002, illustrant la tendance préoccupante des autorités biélorusses à utiliser des méthodes répressives contre toute protestation pacifique ", a déclaré Amnesty International, avant d’ajouter : " Il ne faudrait pas que cela se reproduise mercredi 12 mars ".

" Il faut éviter à tout prix une nouvelle vague d’arrestations et de brutalités policières. "

Amnesty International s’apprête à surveiller de près la " Marche du peuple " et elle considérera comme prisonnier d’opinion tout manifestant arrêté pour avoir protesté de manière pacifique lors de cette manifestation.

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