Chili : Occasion historique de dépénaliser l’avortement

La Chambre des députés chilienne fait face à une occasion historique de mettre le pays du bon côté des droits humains, a déclaré Amnesty International en amont du débat du 19 juillet sur l’éventuelle dépénalisation de l’avortement dans trois situations.

Tard dans la nuit la veille, le Sénat chilien a adopté un projet de loi visant à dépénaliser l’avortement sans trois cas : lorsque la grossesse est consécutive à un viol, lorsque la grossesse constitue un risque pour la vie de la femme, et en cas de malformation fœtale.

« Le Chili prend enfin ses distances du petit nombre de pays qui continuent d’exposer les femmes et les jeunes filles à de terribles souffrances en raison des lois et des politiques cruelles et draconiennes qui portent atteinte à leur droit fondamental à disposer librement de leur corps, de leur santé et de leur vie », a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice du programme Amériques d’Amnesty International.

« Ce vote historique, bien que limité, témoigne du travail acharné réalisé par les militants aux quatre coins du Chili pour veiller à ce que le pays respecte et protège les droits des femmes. »

« L’interdiction de l’avortement n’a plus sa place au Chili aujourd’hui. L’adoption de ce projet de loi repose désormais entre les mains des députés chiliens, qui doivent également s’assurer que, dans la pratique, les femmes puissent accéder aux services d’avortement sans restrictions abusives, sans discrimination, et sans être soumise à des discriminations ou à des punitions pour le simple fait qu’elles sont des femmes. »

Sept pays des Amériques interdisent l’avortement quelles que soient les circonstances : le Chili, Haïti, le Honduras, le Nicaragua, la République dominicaine, le Salvador et le Suriname.

Pour en savoir plus :
Chili. La loi contre l’avortement se traduit par un climat de peur et des soins médiocres pour les femmes (Rapport/Nouvelles, 28 septembre 2015)

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