COLOMBIE : Les maires et les conseillers municipaux en première ligne

Index AI : AMR 23/063/02

" La décision des Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC, Forces armées révolutionnaires de Colombie) de considérer les maires et les conseillers municipaux du département du Caquetá comme des objectifs militaires s’ils ne renoncent pas à leurs fonctions est totalement inacceptable. " Tels ont été les propos d’Amnesty International lorsqu’elle a condamné aujourd’hui (vendredi 7 juin) l’assassinat le jeudi 6 juin du maire de Solita (département du Caquetá), dont se seraient vraisemblablement rendues coupables les FARC.

L’organisation de défense des droits humains a exhorté de nouveau le groupe de guérilla à respecter la vie de tous les civils dans les zones de conflit, ainsi que le droit de ces derniers à ne pas être impliqués dans les hostilités.

" Le droit international humanitaire, qui régit la conduite des conflits armés, interdit les attaques contre la population civile ", a rappelé Amnesty International.

" Il ne fait aucun doute que tant qu’ils ne participent pas au conflit, les membres du corps municipal sont des civils et doivent en tant que tels être protégés. "

Amnesty International est extrêmement préoccupée par la vague de menaces dirigée contre les maires et conseillers municipaux de plusieurs municipalités du département du Caquetá qui faisaient partie de l’ancienne zone démilitarisée créée pour faciliter les négociations de paix entre le gouvernement et les FARC. Au cours des derniers jours, plusieurs conseillers municipaux de San Vicente del Caguán ont été contraints à quitter la région par crainte pour leur sécurité.

" Le harcèlement, l’enlèvement et l’assassinat de membres du corps municipal n’ont rien de nouveau ", a souligné Amnesty International. Elle a évoqué plusieurs cas imputables tant aux groupes de guérilla qu’aux groupes paramilitaires, qui ont multiplié récemment les menaces à l’encontre de maires et ont tué des membres du corps municipal dans plusieurs régions du pays.

" Il faut que les parties au conflit respectent la vie de tous les civils, y compris ceux qui exercent des fonctions officielles dans l’administration civile, et que les autorités colombiennes prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de ces personnes ", a conclu Amnesty International.

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