Crimée : Plus de 70 militants tatars de Crimée jugés en même temps dans le cadre d’une répression implacable

En réaction aux procès simultanés le 18 décembre de plus de 70 militants tatars de Crimée inculpés d’avoir organisé des manifestations individuelles et pacifiques dans de multiples lieux de la péninsule de Crimée sous occupation russe, Oksana Pokalchuk, directrice d’Amnesty International Ukraine, a déclaré :

« Les autorités russes occupantes repoussent toujours plus loin les limites de leurs représailles contre la minorité tatare de Crimée, cette fois-ci en poursuivant de très nombreux militants tatars pacifiques.

« Les " piquets d’une seule personne " ne nécessitent pas d’autorisation préalable et cette manifestation – bien que soigneusement orchestrée dans divers lieux – était donc totalement légale. Les autorités russes arrêtent toute personne ayant participé dans le but de les sanctionner d’avoir osé s’exprimer.

« La persécution des Tatars de Crimée n’a rien de nouveau. Les autorités russes ont déjà exilé de force ou incarcéré des dirigeants tatars de Crimée, interdit leur organe représentatif, le Mejlis, et bâillonné les médias criméens en langue tatare. Avec cette dernière mesure, elles visent à museler toute expression de dissidence des citoyens et à les priver du droit de faire entendre leur mécontentement. »

Complément d’information

Les procès se dérouleront le 18 décembre devant des tribunaux répartis dans la péninsule de Crimée sous occupation russe, y compris dans la capitale de la région, Simferopol, et dans les villes d’Alouchta, Belogorsk, Djankoï, Soudak et Kirovski, dans les districts de Krasnogvardeïski et Sovetski.

Tous les militants sont inculpés de « violation de la procédure établie pour l’organisation ou la tenue de rassemblements » pour avoir participé à des piquets individuels qui se sont déroulés le 14 octobre. Ce jour-là, des dizaines de militants tatars de Crimée sont descendus dans les rues pour réclamer le respect de leurs droits fondamentaux et dénoncer les représailles russes contre leur communauté. Des policiers ont considéré ces manifestations individuelles comme « une manifestation massive non autorisée ».

Les personnes déjà reconnues coupables ont été condamnées à une amende de 10 000 roubles (145 euros), une somme énorme dans cette région où le revenu mensuel moyen s’élève à 24 000 roubles (346 euros).

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