Communiqué de presse

Écrire pour les droits, la plus grande campagne mondiale pour les droits humains de 2014

Dans le monde entier, des millions de sympathisants d’Amnesty International vont participer à la plus grande campagne mondiale de défense des droits humains, qui démarre le 3 décembre.

Durant les deux semaines de la campagne Écrire pour les droits, les défenseurs des droits humains vont se mobiliser sur le cas de 10 militants et deux groupes de personnes victimes de graves atteintes à leurs droits fondamentaux, y compris de détention arbitraire et d’actes de torture.

Aux quatre coins du monde, des militants vont signer des pétitions, écrire des lettres, organiser des événements et poster des tweets pour réclamer, entre autres :

• La libération de Chelsea Manning, la lanceuse d’alerte américaine qui purge actuellement une peine de 35 ans d’emprisonnement pour avoir communiqué au site Internet Wikileaks des documents officiels classés confidentiels.

• La remise en liberté de Raif Badawi, emprisonné en 2012 en Arabie saoudite pour avoir posté sur Internet des messages en faveur de la démocratie.

« Écrire pour les droits incarne parfaitement ce qu’est Amnesty International : des personnes qui aident d’autres personnes, où qu’elles soient, a déclaré Salil Shetty, le secrétaire général de l’organisation. C’est un événement unique et extraordinaire, qui rassemble des millions de personnes mobilisées pour obtenir justice pour des hommes, des femmes et des enfants dans le monde entier.

« Cette campagne est une magnifique démonstration du pouvoir de la protestation pacifique. On peut étouffer une voix isolée, mais on ne peut pas faire taire des milliers de voix qui s’élèvent ensemble. »

La première édition d’Écrire pour les droits a eu lieu en 2003. Depuis, un certain nombre de militants dont le cas avait fait l’objet de la mobilisation ont été remis en liberté ; d’autres ont vu leurs conditions de détention s’améliorer. Des dizaines d’enquêtes ont par ailleurs été ouvertes sur des cas de détention arbitraire et d’emprisonnement inéquitable, de torture et d’autres violations des droits humains.

Des résultats

À l’issue de la campagne de l’an dernier, trois militants ont été libérés, au Cambodge et en Russie, après que les autorités ont reçu des dizaines de milliers de lettres et de pétitions de militants participant à Écrire pour les droits.

La défenseure cambodgienne du droit au logement Yorm Bopha est l’une des personnes libérées. Elle avait été condamnée à une peine d’emprisonnement en 2012 après avoir manifesté contre des expulsions forcées dans son quartier.

« Merci aux sympathisants d’Amnesty International, a déclaré Yorm Bopha après sa libération. Votre campagne a atteint son but, comme le montre ma libération ! C’est en travaillant tous ensemble que nous aurons les meilleurs résultats !  »

Les militants russes Vladimir Akimenkov et Mikhaïl Kossenko ont eux aussi recouvré la liberté, respectivement en 2013 et 2014, grâce à la mobilisation des militants d’Amnesty International.

Ces hommes et un troisième, Artiom Saviolov, avaient été arrêtés et inculpés de participation à des « manifestations de masse » après avoir manifesté pacifiquement en mai 2012 sur la place Bolotnaïa de Moscou. Artiom Saviolov est toujours incarcéré, mais devrait être remis en liberté d’ici à la fin de l’année.

« Écrire pour les droits montre clairement que l’on peut obtenir des changements concrets quand on est déterminé à réussir, a déclaré Salil Shetty. Tous les ans nos militants renforcent le pouvoir d’action de personnes dont les droits humains sont menacés. En 2014, nous sommes déterminés à combattre l’injustice et à changer des vies.  »

Complément d’information

La première campagne Écrire pour les droits d’Amnesty International a eu lieu en Pologne il y a 11 ans. En 2013, plus de 2,3 millions d’actions ont été menées, par des militants présents dans 140 pays.

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Actions liées

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse