Communiqué de presse

Égypte. Il faut relâcher le journaliste gréviste de la faim détenu à l’isolement

Les autorités égyptiennes doivent libérer immédiatement et sans conditions Abdallah Elshamy, un journaliste de la section arabe d’Al Jazeera qui a été placé à l’isolement dans une prison de très haute sécurité et privé de soins médicaux en raison malgré une longue grève de la faim, a déclaré Amnesty International jeudi 15 mai 2014.

Abdallah Elshamy mène depuis le 21 janvier 2014 une grève de la faim et sa santé s’est nettement dégradée, d’après les dernières informations. Lundi 12 mai, il a été retiré de sa cellule de la prison de Tora Istiqbal et, malgré de nombreux appels en ce sens, les autorités n’ont pas informé ni sa famille ni son avocat du lieu où il se trouvait.

Ses proches, qui ont pu lui rendre une brève visite le surlendemain, ont dit que son placement dans une cellule d’isolement de la prison d’al Aqrab (appelée le Scorpion) était une mesure punitive sanctionnant sa grève de la faim. Après son transfèrement, Abdallah Elshamy a passé trois jours consécutifs dans sa cellule sans que les agents de sécurité ne vérifient une seule fois son état.

« En plaçant un gréviste de la faim à l’isolement au lieu de le conduire à un hôpital ou de le laisser consulter un médecin, les autorités égyptiennes mettent délibérément sa vie en danger », a dit Hassiba Hadj Sahraroui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

« Abdallah Elshamy a été arrêté simplement pour avoir exercé son métier et sa détention prolongée est sans fondement. Il doit être libéré immédiatement et sans conditions. »

Abdallah Elshamy a été arrêté le 14 août 2013 alors qu’il couvrait la violente dispersion du sit-in de la place Rabaa al Adawiya, et il a été victime de mauvais traitements.

Le Parquet examine jeudi 15 mai un recours déposé contre la poursuite de sa détention, qui sera probablement rejeté.

Trois journalistes britanniques d’Al Jazeera qui doivent être jugés dans une autre affaire se sont vu refuser une libération sous caution lors de leur dernière audience, ce même 15 mai. Amnesty International considère Mohamed Fahmy, Peter Greste et Baher Mohamed comme des prisonniers d’opinion et demande leur libération immédiate et inconditionnelle.

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