Gambie. Des milliers de militants vont manifester pour dénoncer les violations des droits humains

ANNONCE À L’ATTENTION DES MÉDIAS

ÉFAI-
22 juillet 2009

Ce mercredi 22 juillet, dans 12 pays différents, des milliers de militants vont manifester dans le cadre d’une Journée mondiale d’action pour sensibiliser la communauté internationale aux préoccupations que suscite la situation des droits humains en Gambie.

Des mouvements de protestation et des manifestations publiques de solidarité auront lieu au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Libéria, au Mali, au Nigéria, au Sénégal, en Sierra Leone et au Togo, ainsi qu’au Royaume-Uni et aux États-Unis. Ces événements sont organisés avec le concours de partenaires tels que la Fondation pour les médias en Afrique de l’Ouest et l’Initiative du Commonwealth pour la défense des droits de la personne.

« En Gambie, l’un des plus petits pays d’Afrique de l’Ouest, de graves violations des droits humains sont régulièrement commises, a déclaré Tania Bernath, chercheuse d’Amnesty International chargée de la Gambie. Chaque année, le 22 juillet, le président Yahya Jammeh célèbre la "Journée de la liberté" ; cette année toutefois, Amnesty International s’est fixé pour objectif de mettre en lumière l’absence de liberté en Gambie. »

Au cours de la Journée mondiale d’action, des militants vont dénoncer l’absence de libertés politiques et les violations généralisées des droits humains dans ce pays où sont commises des arrestations arbitraires, où des personnes sont maintenues en détention illégalement, où la liberté d’expression n’est pas respectée et où les forces de sécurité pratiquent le recours excessif à la force. L’objectif de cet événement est de porter la situation en Gambie à l’attention de la communauté internationale, notamment des Nations unies et de l’Union européenne, et d’inciter des organes régionaux tels que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à intensifier les pressions sur les autorités gambiennes afin que celles-ci mettent un terme aux violations des droits humains.

La Gambie accueille chaque année des milliers de touristes néerlandais, scandinaves et britanniques qui n’ont absolument pas conscience de la gravité de son bilan en matière de droits humains. La communauté internationale se montre généralement indifférente aux violations des droits fondamentaux commises dans le pays.

« Actuellement, en Gambie, il n’y a pas d’opposition réelle, pas d’organisations de la société civile fortes ; il n’y a qu’un journal d’opposition et un groupe de pression. La répression d’État et les violences à l’égard des militants sont si fréquentes en Gambie que les organisations nationales, craignant de faire l’objet de représailles, ne participent pas à cette Journée d’action. La communauté internationale doit agir maintenant pour condamner le bilan déplorable de la Gambie en matière de droits fondamentaux, et ses voisins d’Afrique de l’Ouest doivent veiller à ce que ce pays respecte les obligations qui sont les siennes aux termes du droit international relatif aux droits humains. », a déclaré Tania Bernath.

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