ONU, Une grande avancée en faveur de la justice climatique

L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, mercredi 20 mai, la résolution sur la responsabilité climatique des États avec une écrasante majorité.

« Le vote d’aujourd’hui constitue une grande avancée en faveur de la justice climatique. En adoptant cette résolution, les États ont reconnu leur obligation légale de faire face à la profonde crise des droits humains provoquée par le changement climatique, soulignée dans l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) en 2025. Cette résolution apporte une nouvelle dynamique pour garantir le respect de l’obligation de rendre des comptes sur les atteintes aux droits humains liées au changement climatique et protéger les générations actuelles et futures", a déclaré Camile Cortez, responsable du travail de campagne sur la justice climatique au sein d’Amnesty International.

« À une époque où la fragmentation entre les pays est plus visible que jamais, la résolution des Nations unies reprenant le point de vue de la CIJ sur le climat propose une nouvelle voie pour la coopération internationale. Les choix politiques et autoritaires de certains dirigeants mondiaux, tels que la suppression de protections environnementales ou le retrait de mesures visant à abandonner les combustibles fossiles, ont mis à mal les progrès internationaux alors même que nous avons besoin de renforcer l’action climatique. Les infrastructures liées aux combustibles fossiles présentent à elles seules de graves risques pour la santé et les moyens de subsistance d’au moins deux milliards de personnes, soit environ un quart de la population mondiale.

« Cette nouvelle résolution des Nations unies montre le chemin que doivent emprunter les gouvernements pour défendre la justice climatique et pourrait contribuer à façonner le concept de responsabilité climatique mondiale dans les prochaines années. »

Complément d’information

La résolution des Nations unies sur la responsabilité climatique vise à faire de l’avis consultatif de la CIJ sur les obligations des États face à la « menace urgente et existentielle » que représente le changement climatique une feuille de route pour l’action concrète et le respect de l’obligation de rendre des comptes en la matière.

Vanuatu, qui a alerté à maintes reprises sur le fait que son territoire pourrait disparaître en raison de l’élévation du niveau de la mer, a été à l’origine des efforts pour obtenir cette résolution. Cette nation insulaire du Pacifique avait déjà mené l’initiative diplomatique qui a abouti à l’avis consultatif rendu en 2025 par la CIJ à partir d’une campagne intensive lancée par un groupe de jeunes étudiant·e·s en droit. Dans cet avis consultatif adopté à l’unanimité, ce qui est rare, la CIJ avait clairement expliqué que la protection du climat est une obligation juridique, et non un choix politique. Le non-respect de cette obligation menace les droits humains et le bien-être des générations actuelles et futures. La CIJ a également souligné que les pays doivent agir ensemble pour remédier aux préjudices existants et empêcher d’autres ravages climatiques.

Mu par une volonté de rendre « opérationnel » cet avis consultatif, un groupe restreint d’États – comprenant Vanuatu, la Barbade, le Burkina Faso, la Colombie, les États fédérés de Micronésie, les Îles Marshall, la Jamaïque, le Kenya, les Palaos, les Pays-Bas, les Philippines, Singapour et la Sierra Leone – a contribué à la rédaction de l’« avant-projet » de la résolution adoptée le 20 mai. Amnesty International a publié une note explicative sur la résolution relative au changement climatique.

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