GUATÉMALA - Amnesty International demande le rétablissement du bureau du procureur chargé de l’affaire Gerardi

Index AI : AMR 34/020/2005

Dans une lettre adressée le 29 avril 2005 au procureur général du Guatémala, Amnesty International demande que soit rétabli le bureau du procureur spécial chargé de l’enquête sur l’assassinat de Mgr Gerardi.

Le procureur spécial chargé de l’affaire Gerardi et ses procureurs adjoints ont été relevés de leur poste le 8 avril. Ils ont été affectés dans d’autres services.

« La décision de démanteler le bureau du procureur chargé de l’affaire Gerardi aura des conséquences néfastes sur la justice au Guatémala et ne fera que perpétuer le climat d’impunité qui prévaut dans le pays », a déclaré Amnesty International.

« Dans le cadre de la lutte contre l’impunité, il est indispensable que les autorités guatémaltèques prennent des mesures concrètes pour éclaircir les circonstances entourant la mort de Mgr Gerardi et pour traduire en justice les responsables présumés. »

Informations générales

L’évêque guatémaltèque Juan Gerardi a été assassiné le 26 avril 1998. Sept ans après les faits, les auteurs du crime n’ont toujours pas été punis et seules trois personnes reconnues coupables de complicité sont actuellement en prison. Mgr Gerardi a été assassiné alors qu’il venait de présenter le rapport Recuperación de la Memoria Histórica (REMHI, Récupération de la mémoire historique), qui rassemble des informations sur plus de 55 000 cas d’atteintes aux droits humains commises durant le conflit armé qui a déchiré le pays entre 1960 et 1996. La responsabilité de la plupart de ces violations a été attribuée à l’armée.

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Actions liées

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse