Inde. Une enquête doit être menée sur un nouveau viol collectif révoltant

Bruxelles, 23/1/2013 — Les autorités doivent veiller à ce qu’une enquête soit menée sur le viol collectif dont une femme adivasi âgée de 20 ans aurait été victime à Birbhum (Bengale occidental) lundi 20 janvier, et faire en sorte que les personnes soupçonnées d’en être responsables soient jugées, a déclaré Amnesty International.

La jeune femme aurait été violée par 13 hommes sur décision d’un khap panchayat - conseil de village composé uniquement d’hommes non élus - pour la punir d’être tombée amoureuse d’un musulman.

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Les suspects du viol collectif sont conduits par la police vers la cour de Birdhum près du village de Subalpur
© AFP/Getty Images

Divya Iyer, chercheuse à Amnesty International-Inde, a déclaré :

« La police du Bengale occidental doit mener une enquête exhaustive sur ces allégations de viol collectif et déférer à la justice les auteurs présumés. Les autorités doivent également faire le nécessaire pour que la jeune femme et ses proches bénéficient immédiatement d’une protection policière adaptée. »

« Toute personne reconnue coupable d’avoir incité à la violence contre cette femme doit être tenue de rendre des comptes. »

« Les khap panchayats sont connus pour infliger aux femmes des violences sexuelles et des châtiments inhumains pouvant aller jusqu’aux « crimes d’honneur », par le biais de décrets qui n’ont aucun fondement légal. La Commission du juge Verma a qualifié les décisions des khap panchayats d’illégales et demandé explicitement au gouvernement de dissoudre ces conseils.

« Les autorités doivent veiller à ce que le droit des femmes de choisir leur conjoint soit respecté et protégé, et prendre des mesures pour mettre fin à la discrimination et aux violences contre les femmes. »

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