Iran : L’exécution imminente d’un Kurde ne doit pas avoir lieu

Condamné à mort en janvier à l’issue d’un procès visiblement inique, et malgré de graves allégations de torture, pour avoir « pris les armes contre l’État », Ramin Hossein Panahi, 22 ans, membre de la minorité kurde d’Iran, doit être exécuté jeudi 3 mai.

« Dans l’affaire de Ramin Hossein Panahi, la justice est bafouée d’une façon incroyable depuis le début. Après avoir comparu lors de son procès en portant, semble-t-il, des marques de torture sur le corps, il a été condamné en moins d’une heure » a déclaré Philip Luther, directeur de la recherche et du plaidoyer d’Amnesty International pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.
 

« Pendant l’enquête, il n’a pas été autorisé à contacter un avocat ni sa famille et n’a obtenu aucune information concernant les éléments de preuve retenus contre lui. Des responsables des services de renseignement ont également fait pression sur lui, dans une parodie de procédure judiciaire, pour qu’il fasse des “aveux” télévisés en échange de l’annulation de sa condamnation à mort. Son refus de céder à ces pressions l’a mené à la détention à l’isolement ».
 

« Nous demandons instamment à l’Iran de ne pas allonger la liste déjà beaucoup trop longue de violations des droits humains dans cette affaire en appliquant un châtiment irréversible qui représente la négation absolue des droits fondamentaux. La condamnation à mort de Ramin Hossein Panahi doit être annulée immédiatement, avant qu’il ne soit trop tard. »

 

Contexte

 
Ramin Hossein Panahi a été condamné à la peine capitale en janvier 2018 pour avoir « pris les armes contre l’État » (baqi). Il avait été déclaré coupable sur la base de son appartenance au groupe armé d’opposition kurde Komala, mais aucune preuve le reliant à des activités impliquant un homicide volontaire (le niveau de gravité minimum requis par le droit international pour une condamnation à mort) n’a été présentée lors de son procès.

Amnesty International s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances, quelles que soient la nature du crime commis, les caractéristiques de son auteur et la méthode d’exécution utilisée par l’État. La peine de mort est une violation du droit à la vie et constitue le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit.

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