Israël et territoires palestiniens occupés. Amnesty International condamne les homicides perpétrés contre des civils israéliens

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Amnesty International a condamné ce vendredi 7 mars l’homicide dont ont été victimes huit civils israéliens, dont quatre adolescents, lorsqu’un Palestinien a ouvert le feu dans une yeshiva (école talmudique) à Jérusalem.

« Nous condamnons totalement cette attaque délibérée contre des civils israéliens, qui constitue une atteinte manifeste au droit humanitaire, a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International. Nous demandons que tous les groupes armés cessent immédiatement de prendre les civils pour cibles. »

Les huit étudiants ont été tués dans la bibliothèque d’une école religieuse à Jérusalem par un Palestinien de Jérusalem-Est qui a été abattu alors qu’il tirait sur les personnes présentes. Selon la chaîne de télévision du Hezbollah al Manar au Liban, l’attaque a été perpétrée par un homme armé appartenant à un groupe inconnu jusqu’à maintenant, les « Brigades des hommes libres de Galilée - Groupe du martyr Imad Moughnieh et des martyrs de Gaza », mais cette information n’a pas été vérifiée. Jusqu’à maintenant, aucun des groupes armés palestiniens actifs dans les territoires palestiniens occupés n’a revendiqué la responsabilité de l’attentat.

Amnesty International a également demandé au gouvernement israélien de s’abstenir de mener des attaques mettant en danger des civils palestiniens, en réaction à ces homicides de civils israéliens à Jérusalem.

« La vie des civils palestiniens, qui ne sont pas responsables de l’attentat de jeudi à Jérusalem, ne doit pas être mise en danger, et la population des territoires palestiniens occupés ne devrait pas être soumise à une sanction collective supplémentaire par les forces israéliennes », a déclaré Malcolm Smart.

« Les autorités israéliennes doivent respecter le droit international humanitaire et les normes internationales relatives aux droits humains dans toute action qu’elles entreprendront en réaction à l’attentat de jeudi soir, même si cet attentat viole les principes les plus fondamentaux du droit international humanitaire », a ajouté Malcolm Smart.

« Les violences commises par les uns, quelle que soit leur gravité, ne peuvent jamais justifier les violences des autres. »

Complément d’information
Imad Moughnieh, responsable militaire du Hezbollah soupçonné d’avoir participé à des attentats à l’explosif contre l’ambassade d’Israël et un centre culturel juif en Argentine, au détournement d’un avion de la TWA en 1985 et à plusieurs enlèvements, a été tué par l’explosion d’une voiture piégée à Damas le 12 février. Les auteurs de cet attentat n’ont pas encore été identifiés. Le gouvernement israélien a nié avoir joué un rôle quelconque dans cet homicide.

Plus de 100 Palestiniens, dont la moitié au moins de civils non impliqués dans les combats, ont été tués dans la bande de Gaza depuis le lancement, le 27 février 2008, d’attaques militaires israéliennes. Des groupes armés palestiniens continuent parallèlement de tirer des roquettes sur le sud d’Israël, mettant délibérément en danger la vie de civils israéliens à Sderot, Ashkelon et ailleurs.

Le 2 mars 2008, Amnesty International avait fait la déclaration suivante : « Il est grand temps que les dirigeants du Hamas et de l’Autorité palestinienne prennent des mesures efficaces afin de prévenir et sanctionner les attaques contre des civils en Israël. Toutefois, leur inaction en la matière ne saurait légitimer les frappes aériennes et les tirs d’artillerie inconsidérés de l’armée israélienne qui sèment la mort et la destruction parmi les civils palestiniens ».

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