De nombreuses violations des droits des détenus

Les violations des droits des détenus aux Émirats arabes unis vont être particulièrement mises en lumière ces prochaines semaines avec la conclusion d’une série de procès en rapport avec la lutte contre le terrorisme, a déclaré Amnesty International.

Depuis 2011, des dizaines de ressortissants des Émirats arabes unis et d’autres pays ont été arrêtés arbitrairement en vertu de lois antiterroristes au champ d’application très large.

« Ces dernières années, les autorités des Émirats arabes unis ont eu de plus en plus recours à des accusations très générales en rapport avec le “terrorisme” ou la sécurité nationale pour arrêter arbitrairement des suspects. Souvent, ces personnes sont détenues pendant des mois dans des lieux tenus secrets avant d’être jugées dans le cadre de procès profondément inéquitables ; certaines se plaignent d’avoir subi des actes de torture ou d’autres mauvais traitements  », a déclaré James Lynch, directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

« Le gouvernement des Émirats arabes unis doit cesser d’utiliser ces dispositions antiterroristes qui ouvrent la voie à des procès iniques. Les autorités ont toute légitimité pour assurer la sécurité nationale, mais cela ne les autorise pas à bafouer les droits des gens. Les personnes soupçonnées d’avoir commis une infraction reconnue par le droit international doivent être traduites en justice dans le cadre de procès équitables, conformes aux normes internationales. »

Pour commencer, Amnesty International appelle les autorités des Émirats arabes unis à se conformer à une récente recommandation des Nations unies leur demandant de libérer deux Libyens arbitrairement détenus, Moad Mohammad al Hashmi et Adel Rajeb Nasef, ou à les rejuger au plus vite dans le cadre d’une procédure respectant pleinement leur droit à un procès équitable.

Prochaines dates importantes du calendrier judiciaire

29 février : verdict attendu dans les procès de deux Libyens, Moad Mohammad al Hashmi et Adel Rajeb Nasef, détenus arbitrairement aux Émirats arabes unis. Courant février, un groupe d’experts des Nations unies spécialisés dans les droits humains, comprenant le rapporteur spécial sur la torture, Juan E. Mendez, et le Groupe de travail sur la détention arbitraire, a exhorté les autorités émiriennes à libérer ces hommes immédiatement.

6 mars : verdict attendu dans le procès collectif de 41 hommes, dont 39 ressortissants émiriens, appartenant à un groupe connu sous le nom de Shabab Al Manarah (les Jeunes du minaret) et inculpés d’infractions liées au terrorisme. Au moins 21 d’entre eux ont été détenus dans des lieux de détention secrets, sans contact avec leur famille ni leur avocat, pendant les 20 mois qui ont précédé le procès ; ils pourraient avoir subi des actes de torture ou d’autres mauvais traitements.

14 mars : procès de Muawiya al Ruwahi, blogueur d’Oman, pour des tweets menaçant les autorités émiriennes. Détenu dans un lieu tenu secret, il n’a pas pu consulter un avocat et a déclaré avoir été forcé, « sous la contrainte psychologique et physique », à faire des « aveux ». Cet homme souffrirait aussi de troubles mentaux.

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