Communiqué de presse

La France et la Roumanie doivent mettre un terme aux expulsions forcées de Roms

Une rencontre importante doit se tenir le 12 septembre entre de hauts responsables du gouvernement français et leurs homologues roumains, sur la question de la situation des Roms dans les deux pays.

Cette réunion intervient au lendemain de deux nouvelles expulsions forcées, l’une dans le quartier de Pirita à Baia Mare, en Roumanie, l’autre à Villeneuve-le-Roi, dans la banlieue sud-est de Paris. Ces deux opérations ne sont que les plus récentes d’une série d’évacuations recensées par Amnesty International.

Les récits de personnes présentes sur place confirment que 26 familles ont été expulsées de force et laissées à la rue le 11 septembre à Pirita ; à Villeneuve-le-Roi, ce sont 200 personnes qui ont été expulsées de chez elles, parmi lesquelles un nombre limité se sont vu proposer une solution de relogement.

Le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls, et son collègue chargé des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, vont rencontrer le président roumain Traian Basescu, son Premier ministre Victor Ponta, ainsi que les ministres concernés par ce dossier.

John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International, a déclaré avant la réunion :

« Dans toute l’Europe, les Roms sont victimes d’expulsions forcées. Ils sont privés dans les faits de leurs droits fondamentaux au logement, à la santé et à l’éducation.

Lors de cette réunion, les autorités roumaines et françaises doivent prendre l’engagement ferme de mettre un terme aux expulsions forcées et de garantir une meilleure protection juridique aux Roms, dans les deux pays. Les droits humains doivent être au cœur de toute discussion sur la coopération intergouvernementale concernant la situation des Roms.

Les expulsions forcées sont illégales et constituent une violation des droits humains. Il est grand temps que la Roumanie et la France, États membres de l’Union européenne, cessent cette pratique.

« Lors de cette réunion, les autorités françaises doivent se garder d’adopter une position hypocrite selon laquelle leur politique serait une réponse à la façon dont les Roms sont traités en Roumanie. »

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