Communiqué de presse

Le Royaume-Uni suspend le transfert de détenus aux autorités afghanes

Le ministère de la Défense du Royaume-Uni a annoncé jeudi 29 novembre qu’il allait maintenir, jusqu’à nouvel ordre, le moratoire sur les transferts de détenus aux autorités afghanes.

Le ministre de la Défense, Philip Hammond, a déclaré que cette décision avait été prise parce que les détenus risquaient fortement d’être maltraités en Afghanistan.

Des organisations de défense des droits humains, les Nations unies et d’autres entités ont par le passé exprimé leur inquiétude au sujet de la manière dont étaient traités les détenus aux mains des autorités afghanes.

« La mesure prise par le gouvernement britannique est encourageante mais, compte tenu du risque réel de torture que courent les détenus en Afghanistan, les autorités n’ont finalement rien fait de plus que ce que requiert le droit international dans ces circonstances », a déclaré Polly Truscott, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.

« Les recherches menées par Amnesty International et les Nations unies ont montré que les détenus étaient frappés et torturés par les services de sécurité afghans. »

Ces faits s’accompagnant d’une absence totale d’investigations des autorités afghanes sur les allégations de torture, ces violations se perpétuent, en toute impunité.

« Tous les pays ayant des soldats présents en Afghanistan devraient suivre l’exemple du Royaume-Uni. Les transferts de détenus aux autorités afghanes doivent être interrompus jusqu’à ce que le système pénitentiaire afghan soit doté de garanties suffisantes contre la torture et les mauvais traitements, notamment en prévoyant des enquêtes lorsque de telles violences sont signalées. »

La décision a été annoncée jeudi 29 novembre lors d’une audience de la Haute Cour de justice dans l’affaire Serdar Mohammed, ressortissant afghan arrêté par les forces britanniques en Afghanistan en 2010 et remis ensuite à la Direction nationale de la sécurité, principal service du renseignement afghan. Serdar Mohammed a affirmé qu’il avait été torturé lorsqu’il était aux mains de ce service et qu’il avait ensuite été soumis à un procès d’une injustice flagrante.

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