Red Hand Day

Les enfants-soldats entrent en gare

Egalement dans les gares belges

Bruxelles, le 7 février 2006 - Ce vendredi 10 février, dans trois gares du pays, aux heures de pointes, la Coalition belge contre l’utilisation d’enfants soldats attirera l’attention sur les nombreux enfants enrôlés dans les groupes armés. Les navetteurs sont invités à mettre en évidence la main rouge, symbole mondial des coalitions nationales contre l’utilisation d’enfants soldats. L’objectif est de rappeler aux autorités que plusieurs mesures importantes restent à prendre pour bannir cette violation particulièrement grave des droits de l’enfant.

Le Protocole facultatif à la Convention relative aux Droits de l’Enfant concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés est entré en vigueur le 12 février 2002. Plus de 100 pays l’ont immédiatement ratifié. Ce protocole introduit l’âge minimum de 18 ans pour toute participation directe aux conflits armés et pour le recrutement forcé. Pourtant, quatre ans plus tard, la réalité est encore loin de l’objectif visé.

Dans le monde, pas moins de 300.000 enfants de moins de 18 ans - filles et garçons confondus - sont impliqués activement dans les conflits armés, voyant leurs droits systématiquement bafoués. Les violences subies laissent des séquelles psychologiques indélébiles chez les jeunes qui y survivent. Leurs conditions de vie en tant que soldats sont extrêmement dures : privation, maltraitance, mutilations, meurtres,... Les filles sont parfois considérées comme de véritables esclaves sexuelles. Trop souvent, on oublie que les enfants, et plus particulièrement les filles, sont les soldats invisibles des conflits armés « modernes ».

En mai 2006, les autorités belges doivent présenter leur politique relative aux enfants soldats au Comité des droits de l’enfant des Nations Unies à Genève. Le 30 janvier dernier, devant ce même Comité, la Coalition belge contre l’utilisation d’enfants soldats a eu l’opportunité de formuler ses remarques quant à la politique belge en la matière. La Coalition belge est très claire à ce sujet : les autorités belges ont franchi des étapes importantes mais doivent encore adopter des mesures essentielles. Elle a notamment insisté sur le rôle de la Belgique dans le commerce des armes légères, ayant un lien direct avec l’enrôlement des enfants soldats. De plus, d’après la Coalition, la politique belge manque de cohérence et de suivi sur le terrain, bien qu’elle fasse preuve de bonnes intentions. Enfin, le statut des jeunes dans les écoles militaires et la suspension (et non pas la suppression) du service militaire posent problème car de jeunes belges peuvent encore potentiellement être impliqués passivement ou activement dans les conflits armés.

A travers des actions symboliques dans trois gares SNCB (Bruxelles-Central, Anvers-Central et Gand-Saint-Pierre), la Coalition belge contre l’utilisation d’enfants soldats veut attirer l’attention sur cette problématique. Cette action aura lieu ce vendredi 10 février, entre 8h et 12h dans les gares citées ci-dessus.

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