Libération d’un défenseur des droits humains

En réaction à la libération, vendredi 12 mai 2017, de Mohammad Sadiq Kabudvand, un journaliste et défenseur des droits humains kurde iranien, Magdalena Mughrabi, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International, a déclaré :

« La libération de Mohammad Sadiq Kabudvand, vendredi 12 mai 2017, après dix ans d’emprisonnement n’a que trop tardé. Il a été emprisonné à tort pour des accusations forgées de toutes pièces et il est affligeant qu’il ait été forcé à passer les dix dernières années de sa vie derrière les barreaux. Son cas montre une fois de plus jusqu’où les autorités iraniennes sont prêtes à aller pour ériger en infraction le travail légitime des défenseurs des droits humains et des journalistes. »

Pendant son emprisonnement, l’état de santé de Mohammad Sadiq Kabudvand s’est gravement détérioré. Il a souffert de problèmes cardiaques et rénaux et a rarement reçu les soins médicaux adaptés.

« Les autorités iraniennes doivent rattraper dix ans d’injustice contre Mohammad Sadiq Kabudvand. Elles devront commencer par annuler sa déclaration de culpabilité et veiller à ce qu’il soit libre de continuer à mener ses activités pacifiques de défense des droits humains et de journaliste », a déclaré Magdalena Mughrabi.

« La libération de Mohammad Sadiq Kabudvand doit également pousser les autorités iraniennes à cesser de prendre pour cible des défenseurs des droits humains et des journalistes. Elles devraient, à titre de premier pas, libérer immédiatement et sans condition tous les prisonniers d’opinion. »

Mohammad Sadiq Kabudvand avait été emprisonné en 2007 et condamné à dix ans et demi d’emprisonnement en raison de son travail de défense des droits humains en tant que fondateur et président de l’Organisation des droits humains du Kurdistan et rédacteur en chef du journal hebdomadaire Payam-e Mardom-e Kurdistan.

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