Nouvel an perse : mobilisation pour H. Babaei, A. Djalali et N. Mohammadi

Ce mardi 21 mars, de 12 à 14h, à l’occasion du jour de Nowrouz, le Nouvel an perse, des militants d’Amnesty International, en compagnie de représentants de la VUB et de la diaspora iranienne, se sont rassemblées devant l’ambassade d’Iran. Ils ont manifesté leur soutien aux prisonniers iraniens n’ayant pu bénéficier d’un procès équitable et incarcérés pour des raisons douteuses, à l’instar d’Hamid Babaei et d’Ahmadreza Djalali, respectivement étudiant et enseignant dans des universités belges, et de Narges Mohammadi, défenseure des droits humains dans son pays.

« Avec cet événement, nous voulons signifier aux autorités iraniennes que nous n’abandonnons pas le combat en faveur des prisonniers qui croupissent dans leurs geôles suite à des procès entachés d’irrégularités. Nous n’oublions ni Hamid, ni Ahmadreza, ni Narges, ni tous les autres qui, en raison des pratiques honteuses de l’Iran en matière de justice, sont privés de leurs proches en ce jour de Nowrouz  », explique Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International.

Hamid Babaei est un étudiant iranien qui poursuit une thèse de doctorat à l’Université de Liège. Il a été condamné en Iran le 21 décembre 2013 à six ans d’emprisonnement pour « atteinte à la sécurité nationale par la communication avec des États hostiles », en l’occurrence la Belgique. Il souffre de problèmes de santé sérieux et son état actuel est très préoccupant. Amnesty International considère Hamid Babaei comme un prisonnier d’opinion et milite depuis plusieurs années pour sa libération.

Ahmadreza Djalali est un médecin iranien qui enseigne la médecine de catastrophe à la VUB. Il est accusé d’espionnage et risque la peine de mort. Les nouvelles dont dispose Amnesty International sont alarmantes. Ses conditions de santé sont très mauvaises et la grève de la faim qu’il mène depuis le 26 décembre 2016, après l’avoir suspendue quelques jours à la mi-février, l’a gravement affaibli. Amnesty International demande notamment qu’il ait accès à des soins de santé professionnels et qu’il soit libéré à moins qu’il ne soit inculpé en vertu du droit pénal, conformément au droit et aux normes internationales, et qu’il ait droit à un procès équitable.

Narges Mohammadi purge actuellement une peine de 22 ans de prison pour s’être exprimée sur des questions comme l’usage fréquent de la peine de mort en Iran et les attaques à l’acide contre les femmes. Sa situation est d’autant plus inquiétante qu’elle est gravement malade et ne peut pas recevoir de soins médicaux adaptés en prison. Amnesty International la considère comme une prisonnière d’opinion et demande sa libération.

Cet événement a lieu un mois après un rassemblement organisé devant l’ambassade iranienne à Bruxelles en faveur d’Ahmadreza Djalali et d’Hamid Babaei à l’occasion de la Saint-Valentin. En signe de solidarité, les militants avaient apporté des fleurs et remis quelque 27 000 signatures récoltées en quelques jours à peine en Belgique en faveur du professeur de la VUB.

Informations pratiques

Quoi ? Un rassemblement à l’occasion du jour de Nowrouz, le Nouvel an perse. Une table avec des assiettes vides symbolisera l’absence, notamment, d’Hamid Babaei, d’Ahmadreza Djalali et de Narges Mohammadi à la célébration du passage à l’an neuf.
Quand ? Le mardi 21 mars, de 12h à 14h.
Où ? Devant l’ambassade d’Iran, avenue F. Roosevelt, 15 à 1050 Bruxelles.
Qui ? La rectrice de la VUB, Caroline Pauwels (de 12h à 12h25) ; une professeure de l’ULB ; une amie proche de Cobra Parsajoo, l’épouse d’Hamid Babaei ; des porte-paroles d’Amnesty International.

Complément d’information

Amnesty International a lancé le mois dernier une pétition en faveur d’Ahmadreza Djalali. Elle a récolté jusqu’à présent 33 000 signatures en Belgique. L’organisation de défense des droits humains milite par ailleurs depuis plusieurs années, notamment par le biais de pétitions, pour la libération d’Hamid Babaei et de Narges Mohammadi, qu’elle considère comme des prisonniers d’opinion.

En Iran, les procès sont généralement iniques, y compris ceux aboutissant à une condamnation à mort. Les représentants de l’État qui exercent des pouvoirs judiciaires, notamment les agents du ministère du Renseignement et les gardiens de la révolution, bafouent systématiquement les garanties d’une procédure régulière, comme les dispositions protégeant le droit d’être assisté d’un avocat dès le moment de l’arrestation et durant l’enquête et le droit de garder le silence. Des « aveux » obtenus sous la torture sont en outre retenus à titre de preuve lors des procès.

Les détenus ne sont pas libres de consulter les avocats de leur choix. Ces derniers se voient le plus souvent refuser l’accès à l’ensemble du dossier de leur client et ne sont autorisés à le rencontrer que peu de temps avant le procès. Les prévenus sont par ailleurs souvent maintenus à l’isolement pendant de longues périodes et n’ont que peu, voire pas, de possibilité d’entrer en contact avec leurs proches ou leur avocat.

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