ONU. La haut-commissaire aux droits de l’homme publie un rapport sans précédent sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre

Amnesty International se félicite de la publication du tout premier rapport consacré par les Nations unies aux droits humains, à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre. Ce document fait état des discriminations et des violences de grande ampleur dont sont victimes des lesbiennes, des gays, des bisexuels, des personnes transgenres et intersexuelles (LGBTI) dans le monde entier, et demande aux États de mettre fin à ces violations des droits humains, conformément au droit international relatif à ces droits.

Ce rapport est historique car les Nations unies y reconnaissent les discriminations et les violences auxquelles sont confrontés certains individus dans le monde en raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre réelles ou perçues, et y saluent les efforts déployés par les personnes LGBTI, les militants en faveur des droits sexuels et leurs sympathisants dans le monde entier.

Le rapport, émanant de la haut-commissaire aux droits de l’homme, découle d’une résolution soutenue par l’Afrique du Sud et adoptée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies en juin 2011. Cette résolution a été plébiscitée par des pays de toutes les régions représentées aux Nations unies. Le rapport doit être présenté au Conseil des droits de l’homme lors de sa prochaine session, qui s’ouvrira en mars 2012.

Navanethem Pillay, la haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a déclaré que la lutte contre la discrimination se fondant sur l’orientation sexuelle et l’identité ne devrait pas prêter à controverse. Il ne s’agit pas de créer de nouveaux droits ou d’étendre les droits humains à de nouveaux domaines. Il s’agit d’insister pour que tout un chacun puisse jouir des mêmes droits et de l’égale protection du droit international en matière de droits humains.

Le rapport demande à l’ensemble des gouvernements de respecter leurs engagements et obligations en vertu du droit international, en protégeant les droits de tous les citoyens, quelles que soient leur orientation sexuelle, leur identité de genre ou leur expression de genre. Il attire l’attention sur le devoir des États de protéger les personnes de la violence, des homicides, de la torture et des abus, notamment subis au sein de leur famille et de leur milieu.

Par ailleurs, il préconise la protection et la reconnaissance du genre auquel s’identifient les personnes transgenres, la dépénalisation des relations homosexuelles entre adultes consentants et l’octroi de l’asile aux personnes LGBTI en danger. Il met en outre l’accent sur l’importance de la liberté d’expression et de réunion, et de la non-discrimination dans l’accès à l’emploi, aux soins de santé et à l’éducation.

Amnesty International exhorte les États à réagir à cet important document en prenant de toute urgence les mesures qui s’imposent afin d’en finir avec les violations des droits humains qu’il met en lumière et qui se produisent chaque jour dans le monde.

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