Réaction à la condamnation à mort de membres de Boko Haram

« Le nombre de condamnations à mort prononcées au Cameroun est, à plusieurs égards, extrêmement préoccupant, d’autant plus que ces sentences sont prononcées par des tribunaux militaires qui ne fournissent que très peu de garanties de respect des normes d’équité. Les autorités camerounaises sont tout à fait en droit de protéger leurs citoyens contre les atrocités de Boko Haram. Cependant, il n’existe aucune preuve manifeste et irréfutable permettant d’affirmer que la peine capitale a un effet plus dissuasif sur la criminalité que l’emprisonnement. La peine de mort n’est pas une solution pour lutter contre les groupes violents et protéger les citoyens. »

Complément d’information

Une nouvelle loi antiterroriste comprenant des dispositions portant atteinte aux libertés et aux droits fondamentaux et élargissant le champ d’application de la peine de mort à un plus grand nombre d’infractions a été adoptée en 2014. Amnesty International est opposée à la peine de mort en toutes circonstances, indépendamment des questions relatives à la culpabilité ou à l’innocence et quels que soient l’accusé, le crime commis et la méthode d’exécution. La peine capitale est un châtiment cruel, inhumain et dégradant.

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