Communiqué de presse

Russie— Il faut libérer immédiatement les 3 membres du Pussy Riot

Agissez sur ISAVELIVES.BE
Téléchargez ICI notre modèle de lettre pour les autorités russes

Une manifestation pour demander la libération des trois militantes du Pussy Riot a eu lieu comme à Paris et d’autres villes du monde le vendredi 17 aout à 12h30, devant la Mission permanente de la Russie à l’Union européenne, Avenue des Arts 25 1000 Bruxelles. Pussy Riot est un groupe punk engagé contre Vladimir Poutine et dont plusieurs membres supposées ont récemment été arrêtées et risquent jusqu’à sept ans de prison pour hooliganisme (lire Mobilisation pour la libération de deux militantes du groupe punk Pussy Riot et Une troisième membre supposée des Pussy Riot emprisonnée).
Ce rassemblement a aussi été organisé pour protester contre la détention d’autres prisonnier-e-s politiques russes, tels que les antifascistes de Nijni Novgorod, ainsi que les écologistes Evgenii Vitischko et Suren Gazaran qui risquent cinq ans de prison.

La décision d’un tribunal russe vendredi 17 août de déclarer coupables de « houliganisme » les membres du groupe contestataire de musique punk Pussy Riot porte un coup rude à la liberté d’expression dans le pays, a déclaré Amnesty International vendredi 17 août.

Trois membres de ce groupe exclusivement féminin ont été inculpés de « houliganisme fondé sur la haine religieuse » pour avoir chanté une chanson contestataire dans la principale cathédrale orthodoxe de Moscou en février.

La juge a condamné les trois jeunes femmes à deux ans d’emprisonnement dans une colonie pénitentiaire. Leurs avocats ont déclaré qu’elles avaient l’intention d’interjeter appel.

Amnesty International avait estimé que le procès des musiciennes de Pussy Riot – Maria Alekhina, Ekaterina Samoutsevitch et Nadejda Tolokonnikova – était motivé par des considérations politiques et qu’elles avaient été injustement poursuivies pour une action de protestation, qui pouvait certes choquer, mais n’en demeurait pas moins légitime.

L’organisation considère les trois militantes comme des prisonnières d’opinion, détenues uniquement pour avoir exprimé leurs idées de manière pacifique.

« Les autorités russes doivent annuler la décision du tribunal et libérer les membres de Pussy Riot, a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

« La performance de Maria Alekhina, Ekaterina Samoutsevitch et Nadejda Tolokonnikova avait pour objectif de choquer, et elle a choqué de nombreuses personnes. Mais, en les condamnant à deux ans d’emprisonnement, la Russie a placé les limites de la liberté d’expression au mauvais endroit. »

« Plusieurs mesures restreignant la liberté d’expression et d’association ont été introduites en réaction à la vague de protestation qui a accompagné les récentes élections présidentielle et législatives. Ce procès est un nouvel exemple des initiatives prises par le Kremlin pour décourager et discréditer l’opposition. Il risque d’obtenir l’inverse. »

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Actions liées

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse