Des vélos publicitaires contre l’apartheid en Israël

Ce lundi, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, Amnesty International a fait circuler dans Bruxelles huit vélos publicitaires mettant en lumière au moyen de différents panneaux divers facteurs constitutifs de l’apartheid pratiqué par les autorités israéliennes à l’encontre la population palestinienne et appelant le public à agir contre ce crime via une pétition hébergée sur le site de l’organisation.

Les vélos ont commencé leur parcours dès 7h45 ce matin aux endroits les plus fréquentés par les automobilistes et les piéton·nes pour ensuite investir des lieux symboliques comme le Palais royal, le Parlement fédéral, le rond-point Schuman, le Parlement européen et l’ambassade d’Israël.

« Avec cette action, nous voulons non seulement sensibiliser le public aux enjeux relatifs à ce crime d’apartheid, mais aussi faire pression sur Israël et nos autorités de façon globale pour qu’un terme soit définitivement mis à l’apartheid qu’Israël inflige au peuple palestinien », explique Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International.

Le 1er février dernier, Amnesty International a rendu public un rapport accablant présentant en détail le système d’oppression et de domination qu’Israël impose au peuple palestinien partout où ce pays exerce un contrôle sur les droits de ce peuple, et qui peut être qualifié d’apartheid en vertu du droit international.

« Cet imposant rapport met en évidence les saisies massives de biens fonciers et immobiliers palestiniens, les homicides illégaux, les transferts forcés, les restrictions draconiennes des déplacements, ainsi que le refus de nationalité et de citoyenneté opposé aux Palestinien·ne·s, précise Philippe Hensmans. Il démontre par ailleurs qu’Israël impose un tel système au moyen de lois, politiques et pratiques qui perpétuent leur traitement discriminatoire cruel et prolongé. Dans le droit pénal international, des actes illicites précis, commis dans le cadre d’un système d’oppression et de domination avec l’intention de l’entretenir, sont constitutifs du crime contre l’humanité d’apartheid. »

Ces actes sont détaillés dans la Convention sur l’apartheid et le Statut de Rome, et il s’agit notamment des homicides illégaux, de la torture, des transferts forcés et de la privation de droits et libertés fondamentaux.

Les autorités israéliennes imposent de nombreuses mesures qui privent délibérément la population palestinienne de ses droits et libertés fondamentaux : notamment des restrictions draconiennes des déplacements dans les Territoires palestiniens occupée (TPO), un sous-investissement discriminatoire chronique dans les communautés palestiniennes d’Israël, et une entrave au droit de retour des réfugié·e·s. Le rapport d’Amnesty International fait aussi état de transferts forcés, de détentions administratives, d’actes de torture et d’homicides illégaux, à la fois en Israël et dans les TPO.

« En cette Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, nous réitérons notre appel pressant à la communauté internationale, qui doit reconnaître la réalité de l’apartheid imposé par Israël et s’attaquer à ses racines. Quant aux autorités israéliennes, elles doivent démanteler ce système et accorder aux Palestinien·nes l’égalité des droits et la dignité. C’est n’est que de cette façon que la paix et la sécurité pourront devenir une réalité pour les populations israéliennes et palestiniennes », conclut Philippe Hensmans.

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