Communiqué de presse

Viêt-Nam. Des violences policières ont lieu devant un tribunal sur fond de répression du militantisme

Les autorités vietnamiennes doivent cesser de s’en prendre à des militants pacifiques, a déclaré Amnesty International mardi 26 août, après que trois défenseurs des droits humains ont été condamnés à une peine de prison et que des policiers ont frappé et arrêté leurs sympathisants.

Les militantes Bui Thi Minh Hang et Nguyen Thi Thuy Quynh, ainsi que leur coaccusé Nguyen Van Minh, ont été condamnés à des peines allant de deux à trois ans de prison pour « troubles à l’ordre public » par le tribunal provincial de Dong Thap, au Viêt-Nam.

Des dizaines de sympathisants, dont des membres de leur famille, des blogueurs et d’autres éléments de la société civile, ont été harcelés, frappés et arrêtés par des policiers voulant les empêcher d’assister à l’audience.

« La décision de justice rendue mardi 26 août semble être une nouvelle tentative de sanctionner le militantisme pacifique au Viêt-Nam », a déclaré Rupert Abbot, directeur du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.

Ces trois militants et 18 autres ont été agressés et arrêtés par des policiers en février 2014, alors qu’ils essayaient de rendre visite à l’ancien prisonnier d’opinion Nguyen Bac Truyen au domicile de sa fiancée.

« Le Viêt-Nam doit maîtriser sa police et mettre fin aux attaques visant les militants non violents, les familles de ceux-ci et leurs sympathisants », a déclaré Rupert Abbott.

« L’ensemble des personnes détenues uniquement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits fondamentaux doivent être libérées immédiatement et sans condition. »

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