10 manières dont vos dons nous aident à réagir aux crises Par Joanne Mariner, chercheuse pour Amnesty

Lors des guerres et des conflits, la spécialiste des situations de crise Joanne Mariner est la première à se rendre sur le terrain pour recueillir des preuves des graves violations des droits humains. Elle nous explique comment votre soutien lui permet de mener à bien son travail.

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Joanne Mariner, spécialiste des situations de crise, embourbée en République centrafricaine, en novembre 2014. © Amnesty International

1. Formation
« J’ai été formée aux premiers secours et à réagir face à des tirs et à des situations de prises d’otages. J’ai vu des balles tirées à haute vitesse pénétrer l’acier. Mais l’expérience nous prépare beaucoup plus que la formation. »

2. Préparation
« Tout d’abord, j’achète une bonne carte, très précise ! Ensuite, je lis tout ce qui a été publié sur le pays par Amnesty International, d’autres organisations de défense des droits humains, les Nations unies et la presse. »

3. Kit essentiel
« J’emporte une trousse de premiers secours, des médicaments antipaludiques et trois téléphones : un satellite, un local et un britannique, car les communications sont extrêmement importantes. Je prends également un appareil photo, une caméra et un traceur GPS afin que mes collègues sachent où je me trouve. »

4. Sécurité
« Sur place, je parle avec beaucoup de monde pour savoir où il ne faut pas aller, quelles sont les routes à éviter et à quel moment il est préférable de se déplacer. On peut par exemple nous déconseiller de rouler dans un type de voiture spécifique, qui fait souvent l’objet de braquages. Dans certaines situations, le risque est grand d’être touché par des balles ou un obus de mortier, d’être enlevé ou d’être tué... »

5. Transport
« Dans certains pays, comme la République centrafricaine, je fais généralement appel à un chauffeur. Nous circulons en véhicule tout-terrain, car les routes sont souvent en très mauvais état hors des grandes villes. J’ai connu quelques situations difficiles, qui peuvent faire peur, lorsque des voleurs croisent notre chemin. »

6. Entretiens avec des témoins
« Nous obtenons toujours des témoignages directs. Après un massacre, nous devons absolument rassembler des informations sur ce qui s’est passé exactement. Je demande aux témoins de préciser les circonstances et de répondre aux questions « qui », « quoi », « quand » et « où ». « Qu’avez-vous vu ? » « Comment étaient-ils habillés ? » « Qui tirait ? »

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Donatella Rovera, conseillère pour les situations de crise, collecte des douilles dans le nord de l’Irak, en avril 2015. © Amnesty International

7. Films et photos
« Nous ne propageons pas de rumeurs. Nous recueillons des témoignages, des documents écrits et des preuves médicolégales. Nous nous rendons sur les lieux des faits et nous photographions les corps, les balles, les éclats d’obus et d’autres preuves physiques. Nous ne publions pas certaines photos, qui sont vraiment horribles, mais nous les conservons en tant qu’éléments de preuve. »

8. Comptes rendus
« Nous décrivons exactement ce qui s’est passé, nous définissons et analysons les violations commises et nous formulons des recommandations de réformes. Nous ne sommes pas des enquêteurs judiciaires, mais nous sommes tout aussi rigoureux. Notre but est de fournir des documents en temps réel, d’amener les personnes concernées à rendre des comptes et d’obtenir justice pour les victimes. »

Notre but est de fournir des documents en temps réel, d’amener les personnes concernées à rendre des comptes et d’obtenir justice pour les victimes.

9. Presse et médias
« Concernant les derniers développements de l’actualité, nous tweetons des informations, nous nous entretenons avec des journalistes, nous produisons des communiqués de presse et nous rédigeons des billets de blog, des billets d’opinion et des synthèses. Il est essentiel de montrer au monde entier ce qui se passe et de faire pression sur les gouvernements afin qu’ils agissent. »

10. Travail de plaidoyer et de campagne
« Nous faisons tout notre possible pour que nos recommandations de réformes soient adoptées. Nous rencontrons des représentants des gouvernements et des Nations unies partout dans le monde pour leur expliquer qu’il est nécessaire d’agir de toute urgence. »

En direct du front des droits humains

Retrouvez toute l’actualité du front des droits humains en suivant Joanne @jgmariner et sa collègue Donatella Rovera @DRovera sur Twitter.

Suivez également Tirana @TiranaHassan et Lama @lamamfakih, toutes deux membres de l’équipe de réaction aux crises d’Amnesty.

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