Shawkan - Pauline, regards croisés sur la « Génération Tahrir » PAR ZOÉ SPRIET-MEZOUED, CAMPAIGNER À AMNESTY INTERNATIONAL BELGIQUE FRANCOPHONE

Le 10 octobre 2017, à l’occasion des 30 ans du photoreporter égyptien emprisonné Shawkan, Amnesty International Belgique francophone a lancé une courte vidéo, qui nous livre un témoignage poignant et juste sur une génération qui paie le prix fort de la liberté d’expression. La vidéo rassemble les photos de Shawkan et de la photographe belge Pauline Beugnies, animées par le réalisateur Jean Forest.

L’ÉGYPTE ENTRE QUATRE YEUX

Pauline Beugnies est Belge ; Mahmoud Abu Zeid, alias Shawkan, est Égyptien. Ces deux jeunes photographes ont vécu de l’intérieur les manifestations qui agitent Le Caire depuis 2011.

Pauline, qui est revenue en Belgique, retourne régulièrement en Égypte et dénonce les atteintes à la liberté d’expression qui y sont commises dans son travail photographique. Shawkan est emprisonné sans procès depuis 2013 pour avoir photographié le comportement violent des forces de sécurité lors de manifestations au Caire. Il risque la peine de mort.

Comme un écho de son regard unique, quelques-unes de ses photos, fragiles mais puissantes, ont pu être sauvées et nous sont parvenues par le biais de Pauline et de ses proches. Les deux artistes ont saisi dans l’instant les cris et les espoirs de la jeunesse face à une répression policière insensée.

QUI EST SHAWKAN ?

Mahmoud Abu Zeid, alias Shawkan, est un jeune photoreporter égyptien de 30 ans. Il a été arrêté le 14 août 2013 alors qu’il prenait des photos pendant la violente dispersion par les forces de sécurité égyptiennes du sit-in sur la place Rabaa al Adaweya. Un millier de personnes ont été tuées ce jour-là à travers le pays.

Il fait l’objet d’un procès collectif, en même temps que 738 autres personnes. Il est poursuivi pour neuf chefs d’accusation, dont celui de « meurtre », pour lequel il encourt la peine de mort. Jusqu’ici, l’accusation n’a pas produit d’éléments suffisants pour prouver que Mahmoud Abu Zeid est coupable des faits qui lui sont reprochés.

Amnesty considère Shawkan comme un prisonnier d’opinion. Avec nous, appelez les autorités égyptiennes à abandonner toutes les charges pesant sur lui et à le libérer immédiatement et sans condition : www.amnesty.be/shawkan

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