Dazibao — La peine de mort

Visionnez ci-dessous notre Dazibao (au format FLASH) et téléchargez-le en cliquant ICI (au format PDF) :

9e Journée Mondiale contre la peine de mort le 10 octobre 2011, mobilisez-vous !

Le 10 octobre 2011  : distribution de dazibaos partout en Wallonie et à Bruxelles.

Signez notre pétition appelant le président du Bélarus, Loukachenko, à instaurer un moratoire sur le recours à la peine de mort au Bélarus, sur notre site d’actions ISAVELIVES.BE

Une pétition qui vise le Bélarus

A l’occasion de la 9e Journée Mondiale contre la peine de mort, Amnesty International a choisi comme cible principale le Bélarus en raison du secret qui entoure le recours à la peine de mort dans ce pays.
Il s’agit d’un pays clé, le Bélarus étant le dernier pays d’Europe et de l’ex-Union soviétique à procéder encore à des exécutions. Alors que les États sont toujours plus nombreux à rejeter ce châtiment inhumain, vous pouvez contribuer à faire totalement disparaître en Europe le recours à la peine de mort. Dans ce pays, la situation est d’autant plus dramatique que la peine capitale est utilisée par un système pénal défaillant qui viole les normes internationalement reconnues. La torture serait utilisée pour arracher des « aveux » aux détenus, qui n’auraient pas accès à des voies de recours efficaces, et les condamnés à mort ne sont avertis que très peu de temps à l’avance du moment de leur exécution.
Amnesty International, le Centre des droits humains Viasna et le Comité Helsinki du Bélarus s’opposent à la peine de mort en toutes circonstances et sans exception.

La peine de mort au Bélarus par AmnestyBE

signez cette pétition en ligne appelant le président du Bélarus, Loukachenko, à mettre fin au recours à la peine capitale et à commuer la peine de tous les condamnés à mort.

Pourquoi interdire la peine de mort ?

Les textes juridiques internationaux sont nombreux à interdire la pratique de la torture et de tout traitement ou châtiment cruel, inhumain ou dégradant. Qu’il s’agisse de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, de la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitement inhumains ou dégradants ou encore de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, etc.

A titre d’exemple, la Déclaration universelle des droits de l’Homme, adoptée par toutes les Etats membres de l’Organisation des Nations Unies en 1948, reconnaît à chaque individu le droit à la vie et stipule dans son article 5 que « nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou des traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

Amnesty International considère que la peine de mort viole ces droits.

— D’abord, parce que la peine de mort viole les droits de l’Homme. Malgré l’interdiction sans équivoque de la torture au niveau international, Amnesty International reçoit régulièrement des rapports de cas de personnes condamnés à mort ou exécutées après avoir été reconnues coupables suite à des « aveux » extorqués sous la torture ou sous la contrainte. C’est le cas, entre autres, en Chine, en Guinée équatoriale, en Iran, au Japon, en Arabie saoudite, au Soudan (veuillez noter que cela s’applique désormais au Soudan uniquement et non au Soudan du Sud), à Taïwan, dans les Emirats arabes unies et au Yémen.

— Ensuite, parce que la peine de mort est injuste et arbitraire. De nombreuses circonstances sont susceptibles d’influencer le verdict de mort : composition des jurys, opinion exprimée du procureur quant à la peine de mort, professionnalisme ou inexpérience des avocats (souvent commis d’office), période de relâchement ou d’exacerbation du sentiment d’insécurité (dépendant lui-même des conditions socio-économiques et culturelles du pays concerné), existence ou non de voies de recours, du droit régalien de grâce, etc.

— Par ailleurs, parce que la peine de mort est discriminatoire. Elle ne fournit ni protection, ni avantage exceptionnel à la société. Elle est appliquée par des systèmes judiciaires sujets à l’erreur humaine et aux préjugés. La justice n’est donc pas servie, elle est pervertie. Partout dans le monde elle frappe de façon disproportionnée les classes les plus défavorisées, celles qui sont le moins aptes à se défendre par manque de connaissance et d’argent.

— Enfin, parce que la peine de mort est une décision irréversible. Alors que tout système de droit pénal est exposé à la discrimination et à l’erreur, le châtiment irréversible que représente la peine de mort prive non seulement l’innocent du droit d’obtenir une réparation légale pour une condamnation injustifiée, mais aussi le système judiciaire de réparer ses erreurs.

En vous mobilisant avec Amnesty International lors des journées d’action du 8 octobre et du 10 octobre ou en signant la pétition, participez avec nous à lutte contre la peine de mort !

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