Edito

Par Philippe Hensmans, directeur d’AIBF

Au moment où nous écrivons ces lignes, nous avons toujours un gouvernement intérimaire. C’est lui qui prendra en main, autant que faire se peut, la présidence belge de l’Union européenne. C’est dire l’incertitude qui plane sur les recommandations que nous avons formulées à nos dirigeants, recommandations visant à améliorer les droits humains, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Union.

C’est d’autant plus vrai que la mise en place du traité de Lisbonne entraîne une redéfinition des fonctions et des pouvoirs : la place qu’occupera le Président, tout comme le rôle de la « ministre » des affaires étrangères, Mme Catherine Ashton. De même, le rôle et la composition du Service Européen d’Actions Externes (SEAE) restent à définir clairement.

Mais une chose est sûre : l’Union européenne ne remplit pas le rôle politique en matière de droits humains que son poids économique devrait lui permettre d’occuper. C’est peu de le dire quand on voit son absence étourdissante dans le dossier Moyen-Orient, ou quand on analyse le scandale du traitement accordé aux Roms un peu partout en Europe. Sans parler du traitement des demandeurs d’asile, notamment en Grèce.

C’est notre rôle de citoyens de rappeler à nos élus, même s’ils semblent parfois lointains voire impuissants, que nous voulons une Europe dont nous pourrions être fiers. Les nouveaux pouvoirs accordés au Parlement européen devraient les aider à aller de l’avant.

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