Plus que jamais non à la détention des enfants migrants !

Enfermer un enfant pour des raisons liées à la migration est une pratique abjecte, toujours contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant. Pour cette raison, nous continuons de nous y opposer. Et nous ne sommes pas seuls dans ce combat...

20 novembre : Journée internationale des droits de l’enfant. Amnesty et les autres associations soutenant la campagne « On n’enferme pas un enfant. Point. » étaient dans les écoles, les magasins de jouets, les stations de métro et les gares à Bruxelles et en Wallonie pour distribuer quelque 50 000 affiches informatives sur la détention des enfants migrants.

Deux mois plus tard, en janvier, la Belgique se présente devant le Comité des droits de l’enfant des Nations unies pour faire le point, comme elle est tenue de le faire tous les cinq ans, sur l’application de la Convention relative aux droits de l’enfant, qui détermine les droits fondamentaux qui doivent être respectés pour tous les enfants. Le résultat est sans appel : le Comité exhorte la Belgique à cesser instamment de placer des enfants en centre fermé. Cette instance confirme ainsi l’avis de nombreux experts et institutions internationales qui ont déjà critiqué notre pays à cet égard.

Alors que la Belgique avait cessé de détenir des familles avec enfants depuis 10 ans — elle avait même joué depuis un rôle précurseur dans le développement d’alternatives à la détention des enfants, notre gouvernement a renoué avec cette pratique en août 2018. Depuis, huit familles ont été incarcérées dans les unités de détention pour familles. Au total, 19 enfants âgés de 9 mois à 17 ans ont été privés de leur liberté.

Enfermer un enfant parce qu’il est migrant ne sera jamais une solution. C’est une pratique cruelle à laquelle la Belgique doit renoncer. Il est urgent de le lui rappeler, encore et encore. Pour cela, nous comptons sur vous.

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