TAIWAN

République de Chine
CAPITALE : T’ai-pei
SUPERFICIE : 36 179 km²
POPULATION : 22,7 millions
PRÉSIDENT : Chen Shui-bian
CHEF DU GOUVERNEMENT : Yu Shyi-kun, remplacé par Frank Hsieh Chang-ting le 1er février
PEINE DE MORT : maintenue

Selon les informations recueillies, le gouvernement a commencé la rédaction d’un projet de loi visant à supprimer les dispositions du Code pénal relatives à l’application obligatoire de la peine capitale. Ce châtiment pouvait toutefois toujours être appliqué de manière discrétionnaire dans les cas de crimes graves, notamment les meurtres ou les enlèvements suivis de meurtre. Trois hommes ont été exécutés en 2005, et 17 ont été condamnés à mort. Des travailleurs immigrés auraient été la cible de violences pendant qu’ils manifestaient contre le non-respect de leurs droits fondamentaux.

Peine de mort
Dix-sept personnes ont été condamnées à mort et trois hommes ont été exécutés en 2005.
Wang Chung-hsing a été exécuté en janvier. Il avait été condamné pour avoir causé la mort, par noyade, de six Chinoises dans le détroit de Taiwan.
L’ordre d’exécution a été signé par Chen Ding-nan, alors ministre de la Justice, qui avait pourtant promis en 2000 de prendre des mesures en vue de l’abolition totale de la peine de mort.
Lin Meng-kai et son frère Lin Hsin-hung ont été exécutés au mois de décembre. Ils avaient été reconnus coupables de meurtre.
À la fin de 2005, les « Trois de Hsichih » attendaient d’être jugés pour la 11e fois dans la même affaire, après que le procureur eut fait appel de leur acquittement devant la Cour suprême.
En novembre s’est ouvert devant un tribunal de district le sixième procès de Hsu Tzu-chiang, qui avait été condamné à mort par la Cour suprême en avril 2000 pour enlèvement et meurtre.

Travailleurs immigrés
Cette année encore, de très nombreux travailleurs immigrés vivaient dans des dortoirs, dans des conditions inhumaines, et ont vu leur liberté de mouvement restreinte. Selon certaines informations, ils ont manifesté à plusieurs reprises contre leurs conditions de vie difficiles, contre les atteintes à leur liberté de mouvement en dehors des dortoirs et contre le niveau de leurs salaires, inférieurs au minimum légal.
Au mois d’août, quelque 300 Thaïlandais engages par une société participant à la construction du métro de Kaohsiung ont protesté contre leur salaire et leurs conditions de travail. Pendant la manifestation, ils auraient mis le feu à des biens appartenant à l’entreprise.
Toujours au mois d’août, près de Hsinchu, des agents de sécurité d’une usine chimique du canton de Mailiao Yunlin ont violemment battu au moins quatre ouvriers philippins qui participaient à une grève afin de dénoncer, entre autres, des retenues sur leur salaire. Les ouvriers auraient été conduits à l’aéroport pour être expulsés. Au moins l’un d’entre eux, bien que nécessitant des soins médicaux, a été placé dans l’avion dans un état de semi-conscience. Les quatre hommes étaient accompagnés par deux collègues, également philippins, qui auraient été battus par les agents de sécurité de la compagnie aérienne avant leur renvoi.

Législation
Des textes d’une portée majeure dans le domaine des droits humains, notamment la Loi fondamentale sur les aborigènes et la Loi sur la prévention du harcèlement sexuel, ont été adoptés en janvier. La Loi organique relative à la Commission nationale des communications, qui porte sur la liberté d’expression, a été adoptée au mois d’octobre.

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