Peine de mort

La campagne mondiale d’Amnesty International contre la peine de mort a connu de nouveaux succès. En juin, les Philippines sont devenues le 88e pays à abolir totalement ce châtiment.Cette évolution est très positive pour la région Asie et Océanie, où l’on recense un nombre d’exécutions particulièrement élevé par rapport au reste du monde.

Amnesty International a contribué à rassembler des avocats, des militants, des parlementaires et des groupes de défense des droits humains de 21 pays pour former, en juillet, le Réseau asiatique contre la peine de mort et constituer ainsi un front régional uni contre ce châtiment.

Dans la région Europe et Asie centrale, après un intense travail de campagne mené ces dernières années par l’organisation, la Moldavie a modifié sa Constitution pour y inscrire l’abolition totale de la peine de mort. Le pays a également ratifié des traités internationaux relatifs à la suppression de ce châtiment.

Le Kirghizistan a adopté une nouvelle Constitution qui ne faisait plus référence à la mort comme châtiment possible et n’autorisait donc plus la peine capitale.

EN 2006, au moins 1 544 personnes ont été exécutées, dans 25 pays au total

Au moins 3 861 personnes ont été condamnées à mort, dans 55 pays.Ces chiffres étaient vraisemblablement très en deçà de la réalité. La grande majorité des exécutions – 90 p. cent – ont eu lieu dans cinq pays seulement : la Chine, les États-Unis, l’Irak, l’Iran et le Pakistan.

L’Iran et le Pakistan continuaient à autoriser les exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis alors qu’elles avaient moins de dix-huit ans.

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse