Principaux événements survenus entre janvier et avril 2004

Afghanistan

La Loya Jirga constituante a adopté une nouvelle Constitution en janvier 2004. Cette dernière prévoit notamment l’égalité pour tous, indépendamment de toute considération de genre ou d’ethnie, la liberté de culte, ainsi que le respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme et des autres conventions et traités internationaux dont l’Afghanistan est signataire. Amnesty International est préoccupée par les détentions arbitraires de longue durée signalées à la base aérienne de Bagram et dans les autres centres contrôlés par les forces militaires américaines. Malgré ses demandes répétées, l’organisation n’a pas été autorisée à rendre visite aux prisonniers détenus dans ces centres, qui restent dans une situation de vide juridique. Fin avril, la première exécution judiciaire depuis la chute des talibans aurait eu lieu. Abdullah Shah, un chef de région, avait été condamné à mort en septembre 2003, à la suite d’un procès qui enfreignait manifestement les normes internationales d’équité.

Bhoutan

Amnesty International se félicite d’apprendre que le roi a annoncé l’abolition de la peine de mort en mars 2004.

Corée du Nord

En février 2004, la Chine a organisé une deuxième série de négociations regroupant six nations - les États-Unis, le Japon, la Corée du Sud, la Russie et la Corée du Nord, en plus de la Chine - afin de trouver une solution à la menace posée par le programme nucléaire nord-coréen. Les six pays sont convenus de se rencontrer à nouveau avant le mois de juin pour tenter de résoudre le différend et de procéder à des réunions de travail préparatoires en vue de cette rencontre.
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Inde

Dans l’État de Jammu-et-Cachemire, Asiya Jeelani et Ghulam Nabi Sheikh, deux défenseurs des droits humains appartenant à la Coalition de la société civile, ont été tués alors qu’ils surveillaient les élections, le 20 avril. En janvier 2004, des dizaines de milliers de militants du monde entier se sont rassemblés à Bombay (Mumbai) à l’occasion du Forum social mondial.
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Myanmar

En prévision de la Convention nationale prévue pour le 17 mai, le State Peace and Development Council (Conseil national pour la paix et le développement) - le gouvernement militaire - a libéré plusieurs prisonniers politiques en avril 2004 et autorisé la réouverture des locaux du principal parti d’opposition, la National League for Democracy (Ligue nationale pour la démocratie). Au moins 1 300 prisonniers d’opinion et prisonniers politiques sont cependant restés en détention. Deux cents d’entre eux se trouvent dans le quartier des condamnés à mort.

Népal

Depuis la rupture du cessez-le-feu en 2003, les dépenses militaires du pays ont augmenté. Le conflit, qui affecte l’économie du pays, a également entraîné des déficiences de l’État en matière de sécurité, d’accès aux soins et d’éducation, trois domaines qui font pourtant partie de ses responsabilités principales.

Nouvelle-Zélande
Ahmed Zaoui, un Algérien qui avait demandé l’asile en décembre 2002, était toujours en détention en avril 2004 et risque d’être expulsé sur la base d’une analyse relative à la sécurité nationale faite par les services de renseignement néo-zélandais. Les informations sous-tendant cette analyse sont restées secrètes. Ahmed Zaoui avait pourtant obtenu le statut de réfugié en août 2003.
Samoa

Le Parlement a aboli la peine de mort pour tous les crimes le 15 janvier 2004.

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Viêt-Nam

Le manque de protection du droit à la vie est resté une source de préoccupation majeure. Le gouvernement vietnamien a pris la décision déconcertante, signée par le Premier ministre le 5 janvier, de rendre secrètes les statistiques sur l’usage de la peine de mort.

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